Après Boa Vista, nous
revenons sur l’île de Santiago (la plus grande des îles du Cap Vert)
qui abrite Praia, la
capitale, où travaille Magali.
Lors de notre
précédent voyage, nous avions montré quelques aspects de Praia.
Nous rajoutons cette
fois quelques images de la rue des Arts :
De belles fresques
qui montrent que le pays est porté sur la musique (la morna).
Nous parcourons l’île
sur deux semaines, en retrouvant notre fille les week end, après son travail.
Nous commençons par
la côte sud en allant à Cidade Velha : c’est là qu’ont débarqué
les premiers navigateurs. Ils y ont installé
un fort qui a été bien restauré.
L’endroit a été
choisi en raison d’une vallée fertile qui débouche sur la mer.
En poursuivant sur la
côte, nous arrivons à un petit port : Porto Mosquito.
C’est un cul de sac,
et le bourg isolé est pour le moins rustique :
les cochons s’y
baladent librement, sur la plage comme sur la route !
Nous pénétrons
ensuite au cœur de l’île, dans la vallée de Rui Vaz.
Et là, changement
total de décor par rapport à Boa Vista : c’est montagneux !
Et surtout, très
verdoyant : il y a même de grands arbres dont des eucalyptus.
A proximité, Sao
Jorge das Orgasos correspond à une autre vallée où abondent cultures et fleurs.
Dans la semaine, nous
laissons Magali à son travail, et traversons l’île pour aller à Tarrafal.
Cette ville est une
petite station balnéaire située tout au nord de l’île de Santiago.
Il y a une belle
petite plage de sable blond où la baignade est vraiment agréable.
Les pêcheurs nous ramènent
des poissons frais et savoureux (en particulier le garoupa rouge).
De Tarrafal, nous
partons faire une marche vers un cap en grimpant sur un plateau.
Nous longeons des
reliefs volcaniques impressionnants.
D’en haut, la vue
s’étend sur une côte découpée.
Au sud de Tarrafal, à
Ribeira da Plata, se trouve une autre plage particulière.
C’est une immense
plage, mais le sable est noir, donc d’origine volcanique.
On peut dire que le
sable est bien noir !
L’inscription sur le
bateau symbolise parfaitement le rythme de vie du pays.
Entre musique et
chansons aux terrasses de café en soirée, jeu d’awalé en journée,
petites échoppes où
l’on trouve de tout, la vie est bien paisible au Cap Vert !

Nous revenons à Praia
en longeant la côte est, qui offre de belles vues.
Pas de plage, mais il
y a des roches volcaniques, jusqu’en bord de mer.

C’est donc assez
facile de trouver de quoi fabriquer les pavés pour les routes.
Nous passons la
dernière semaine en plein centre de l’île pour y faire des randonnées.
Nous logeons dans une
petite guesthouse « Côté de France » tenue par une française.
Elle est située au
pied de la chaîne de montagne « Serra Malagueta ».
On peut noter que sur
les parties basses, toutes les parcelles sont cultivées : maïs, haricot,
courge.
Voici le col qui
permet de franchir cette barrière montagneuse.
Notre première marche
nous conduit au fond d’une vallée que l’on appelle ici « ribeira ».
Nous y trouvons le
plus gros et plus ancien arbre de tout le pays :
Il s’agit d’un fromager
datant d’au moins 600 ans.
En remontant, nous
aboutissons à cette jolie chapelle qui domine la vallée.
Un guide nous emmène
faire un trek d’une journée à travers la Serra Malagueta.
Nous partons d’en
haut où se trouve une végétation arborée : eucalyptus, pins …
C’est à noter car les
arbres se font rares au Cap Vert.
D’ailleurs,
l’archipel porte assez mal son nom, car il est plutôt sec et aride.
Cependant, après la
saison des pluies, il y a des cultures dans les champs et c’est donc verdoyant.
Au départ de la
randonnée, nous dominons une grande ribeira qui descend jusqu’à la mer au loin.
Le chemin nous fait
passer sur des arêtes avec de magnifiques vues plongeantes.
Cela rappelle par
certains côtés le relief de La Réunion.
Sur les pentes,
parfois abruptes, les paysans cultivent de quoi survivre : ici des patates
douces.
Mais les conditions
de vie sont difficiles et les différents hameaux se vident de leurs habitants.
Les petites maisons
sont de plus en plus abandonnées, mais les champs continuent d’être cultivés.
A la fin du trek, pour
rejoindre notre guest house, nous empruntons un transport en commun :
C’est un aluguer (une
camionnette) qui transporte passagers et marchandises.
En général, ils sont
plutôt bien remplis !
Nous passons une
journée au bord de la mer, jamais très loin dans ce pays.
C’est pour faire une
excursion en bateau le long de la côte pour découvrir des reliefs
volcaniques :
Voici un piton
volcanique bien dressé au-dessus de l’eau.
Le bateau entre dans
une grande cavité : tunnel ou grotte dont le plafond semble bien
solide !
Nous nous arrêtons au
petit port Ribeira Da Barca pour y prendre du poisson.
Le bateau nous conduit ensuite à une plage
isolée : baignade puis déjeuner.
On est vraiment
tranquilles : loin de nous l’agitation du monde extérieur !
Nous faisons un autre
trek dans la Serra Malagueta pour découvrir d’autres ribeiras.
Le Cap Vert est
réputé pour ses randonnées et c’est justifié.
Au détour des
chemins, il y a toujours de superbes points de vue.
C’est d’autant plus
beau qu’à cette saison, tout est cultivé et donc très vert.
En conclusion :
le Cap Vert est une magnifique destination touristique méconnue.
Il faut y aller à
deux périodes différentes : à l’automne pour le côté verdoyant
et au printemps pour
le côté sec et aride. Il faut aussi aller sur plusieurs îles
pour faire, soit du balnéaire, soit des treks ou,
soit le summum,
grimper sur un volcan
en activité sur l’île de Fogo (incontournable !).