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dimanche 4 janvier 2015

LA SERENA


Petit retour en arrière sur ces fêtes de fin d’année !
Nous quittons San Pedro de Atacama en bus de nuit, pour Caldera :
10 h de bus pour environ 600 km, dans des conditions assez confortables (sièges devant !).
Caldera est une petite ville, en bord de mer, et constitue pour nous une étape
sur notre trajet vers le sud.
Elle n’a rien d’exceptionnel, de même que la région qui est entièrement désertique :
c’est le prolongement du désert d’Atacama, mais sans son charme !
Au terminal Pesquero, les pélicans et lions de mer se délectent des déchets de poissons !

Ce lion de mer porte bien son nom, car il a comme une crinière !
Bien repu, il fait une bonne sieste !

Une statue de « Moai », offerte par l’île de Pâques à la ville de Caldera.

Nous sommes installés à « Bahia Inglesa », la station balnéaire de Caldera.
C’est encore la basse saison, mais à partir de janvier…c’est noir de monde !

Nous passons Noël dans ce petit appartement, qui donne sur la mer !
Pour la soirée de Noël, nous avons préparé un bon petit repas…

Le menu est détaillé sur la photo…le top étant les coquilles Saint-Jacques !
Achetées vivantes, nous les avons ouvertes comme des huitres…
et en avons mangées quelques-unes crues avec un filet de citron vert !
C’est fabuleux et dix fois meilleur que les huitres (plus doux et moins visqueux) !!
Nous avons mangé le reste, juste poêlé au beurre et jus de citron.

Après Noël, nous poursuivons notre « descente », avec une nouvelle étape à la Serena.

Nous y passons la semaine du Nouvel-An, en faisant deux excursions.
La première au parc national « pingouins de Humboldt », constitué de deux îles.
Seule une végétation de cactus aux très longues épines peut supporter
un climat aussi aride…
L’humidité est seulement apportée par la « camanchaca », une brume marine
qui recouvre les côtes du Pérou et du nord du Chili.
Le temps est gris, et la visibilité réduite…L’île en arrière-plan est « embrumée » !
Il paraît qu’il y a la même chose en Bretagne !

Ce goéland (ou grosse mouette) protège son nid
dans lequel il y a un « poussin » et un œuf.

Un couple de cormorans « amoureux » dans leur nid !

Voici nos premiers pingouins à l’allure rigolote !

Cette variété vit le long des côtes du Chili et du Pérou,
et porte le nom du fameux courant marin froid qui remonte du sud.
Ils ont comme particularité un bec entouré de rose.

Des lions de mer se prélassent sur les rochers.

En mer, une colonie de dauphins au museau proéminent « nez de bouteille ».

L’autre excursion se passe dans « el valle de Elqui »,
une vallée transversale de la mer vers les Andes.

Sa particularité est la culture de la vigne en tonnelle.

Elle est faite à grande échelle, car c’est la région de production du « pisco » !
Le pisco est un alcool obtenu à partir de la distillation du vin dans des alambics.

On peut le boire pur, comme une eau de vie classique,
mais la plupart du temps, il est préparé en cocktail :
le « Pisco Sour », à base de citron vert, de sucre et de blanc d’œuf battu en neige !

Une autre spécialité est le « mote », une boisson (trop sucrée !)
à base de jus d’abricot, de grains de blé cuits et d’abricots secs.

Le déjeuner a lieu dans un restaurant à la cuisine « solaire ».
Notre guide enflamme immédiatement ce papier en le plaçant « au foyer ».

Le pain est cuit dans un petit four solaire (mais n’est pas doré !).

Le ragoût de poulet ou de chèvre a mijoté aussi dans un four !

En remontant la vallée, elle devient plus étroite,
et les vignes colonisent les flancs de la montagne.

Le soir, je vais à une sortie « astronomie ».
Le nord du Chili abrite les plus grands télescopes du monde, en plein cœur des Andes.
Grâce à son ciel d’une pureté incomparable et toujours dégagé,
les conditions sont optimales pour l’observation astronomique !

J’ai droit à un observatoire de vulgarisation, avec déjà un bon télescope !

Je vais embrasser toutes les galaxies !!

En définitive, j’ai pu observer quelques constellations, dont la constellation d’Orion,
située à plus de 1500 années lumières.
J’ai vu aussi une comète et la croix du sud (à l’œil nu),
qui ne se voit, bien sûr, que dans cet hémisphère !
Mais, comme la lune était de sortie, c’est surtout elle qu’on a observée.
La lune dans son ensemble avec tous ses cratères.

Et en gros plan, le cratère « Clavius » vers le pôle sud qui fait 225 km de diamètre.
La ville de la Serena a aussi son immense plage (11 km), un peu comme la Baule !

A l’autre extrémité de la plage se trouve le grand port de Coquimbo.
Les maisons colorées sont construites sur des collines.

Au sommet, une grande croix (93 m de hauteur) a été construite
pour l’avènement de l’an 2000.

Comme dans beaucoup de villes du Chili, de jolis tags ornent les murs des rues.

C’est sur cette immense plage que nous passons le réveillon du Nouvel-An !
Ambiance musicale, foule nombreuse et feu d’artifice…

Une tradition au Chili est de porter des sous-vêtements jaunes la nuit du Nouvel-An :
Cela promet richesse et bonheur pour l’année à venir !!

Feliz Año Nuevo a todos !

mercredi 24 décembre 2014

SAN PEDRO D'ATACAMA : 2ème partie



Dernières photos du grand nord désertique du Chili…avant d’autres paysages !
Alors, profitez en bien…Cependant, les photos ne rendent pas toute la réalité.
En 3D, c’est bien plus grandiose : plus de profondeur, de nuances dans les couleurs…
Nous en avons pris plein les yeux !
Bref, il faut venir voir !!
Nouvelles excursions au départ de San Pedro.
Nous passons au pied du volcan Licancabur « père du peuple Atacameños ».
Il s’élève tout de même à 5916 m.

Il est jumelé à un autre volcan, le Juriques, dont le sommet s’est effondré.
Observez bien la photo de maintenant…

Et voici la situation d’avant !!!
Qui pourrait estimer la hauteur initiale du Juriques ?

Nous passons dans une zone où poussent d’énormes cactus.
Celui-ci fait bien 5m de haut et a autour de 500 ans (1 cm/an).

Une «forêt de missiles» pointée vers le ciel !

Un cours d’eau étonnant dans un tel paysage désertique (résurgence).
Des herbes de la pampa poussent dans le lit du ruisseau.

Ce cactus est le «patriarche» : il mesure 10 m de haut !

Mais il ne fait pas beaucoup d’ombre !

Pour le pique-nique, nous avons droit à un « asado a la chilena ».
C’est un barbecue de différentes viandes en commençant par du chorizo.

On en fait un sandwich avec des crudités.

Un village en plein désert.

Arrivez-vous à les reconnaître… ?

Il y a un lama et un alpaga !

Nous nous dirigeons vers l’est en direction de la Bolivie.
La route est bordée de quelques points d’eau dans ce paysage minéral.



Dans cette falaise se cachent deux viscaches !


Le bitume laisse la place à la piste de tôle ondulée.


Dans un passage de sable, il faut descendre…
et…Janine! il faut pousser !!


Nous traversons d’immenses étendues ponctuées de petits salars.







Et là, tout le monde reconnait ces animaux…comme des antilopes !


Dans cette forme, reconnaissez-vous une tête…et de quoi ?

Une façon originale de se dire bonjour !


Le grand saut !!


Le but de cette excursion est de voir le grand salar de Tara,
à proximité de la frontière bolivienne.
Il est bordé par une muraille de « cathédrales ».


Admirez tout simplement !




Une autre excursion nous emmène aux geysers de « el Tatio », vers le nord.
Nous commençons par un bain chaud, qui peut-être brûlant près de la source !


C’est le champ de geysers le plus haut du monde, à 4350 m d’altitude.



Là encore, admirez !




Les reconnaissez-vous, emmitouflés à cause du vent froid (environ zéro degré) ?

Au centre, nous vous présentons Laura avec qui nous avons bien sympathisé.
C’est une voyageuse individuelle, partie depuis trois mois…
Elle a passé le premier mois dans un village d’Amazonie, en immersion !
Alors, nous vous recommandons vivement de lire son blog,
et d’y mettre des commentaires !
L’adresse du blog est :  laurallestero.blogspot.com
Bien qu’étant ici en été, nous n’oublions pas que c’est Noël et la fin de l’année !
De notre côté, nous allons souffler pendant quelques jours, plus au sud,
 au bord de plages et faire du farniente !
Nous allons ainsi respecter la trêve de Noël, et vous retrouverons
au tout début janvier pour la poursuite de ce périple.
Des images locales pour terminer …


Inutile de traduire pour vous exprimer tous nos souhaits !