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mardi 9 février 2016

EST et CENTRE de l'île du sud


Dunedin est la dernière ville de la route des « Catlins ». Nous y faisons étape.

La gare en pierres volcaniques et calcaires, construite en 1906, est remarquable.

Autre attraction, cette rue, dont le pourcentage de pente est de 35%.
C’est, paraît-il, un record mondial…on a les records qu’on peut !

La côte dans cette région est très découpée, et la ville de Dunedin se trouve
au fond d’une profonde baie formée par la péninsule d’Otago, vallonnée et verdoyante.

Sur cette péninsule il y a des pingouins… Euh, non, dans l’hémisphère sud, il s’agit de manchots !
Nous voulons voir la variété de manchots «aux yeux jaunes», endémiques de cette région.
L’accès est payant (30€ /personne tout de même !) et voici la plage où ils se trouvent…

Malheureusement, on n’y voit  qu’une mère et son rejeton (aussi gros qu’elle !) qui barbotent.

En fait, il n’y en a pratiquement plus…seulement six nichées cette année (20 l’année dernière…).
Ces manchots « aux yeux jaunes » se raréfient (moins de 3000 au total).
Celui-ci est soigné par l’organisme qui gère le site.

Il en est de même pour ce manchot d’une autre variété.
Il est possible de voir, ailleurs, des « blue penguins », plus nombreux et plus communs.
Mais à chaque fois, l’accès est payant, et suite à ce fiasco, nous avons abandonné.

Nous continuons notre route en longeant la côte, avec de beaux points de vue.

Sur une plage, de grosses boules de pierre attirent les visiteurs.

Elles sont appelées « Moeraki Boulders », elles sont bien rondes et lisses.

Leur régularité de forme n’est pas due à l’érosion de la mer, mais à leur constitution
de calcaire, de silice…avec au centre une masse cristalline.

L’étape suivante se fait un peu plus au nord, sur la côte, dans la petite ville de Oamaru.
C’est une charmante bourgade pleine de charme avec ses bâtiments anciens, et ses arcades fleuries.

Les constructions en pierre blanche datent des années 1850.

 Il est assez rare dans ce jeune pays de trouver de tels édifices.

Notre périple se poursuit à l’intérieur, en direction des montagnes.
S’il y a des régions restées sauvages, d’autres sont exploitées intensivement sur le plan agricole.
On peut voir d’immenses prairies, arrosées par de très grands systèmes d’irrigation.

Les troupeaux sont en conséquence : cela dépasse le millier de têtes !
Il n’y a donc pas que des moutons dans ce pays contrairement à ce que l’on pourrait penser.

Nous avons en partie raté les massifs montagneux sur la côte ouest à cause d’une mauvaise météo,
alors nous retournons dans les mêmes montagnes, mais sur le versant est.
La chaîne de montagne est appelée « Alpes du sud »…

Cette fois, le soleil est de la partie, et nous faisons une belle randonnée.
Nous pouvons admirer le glacier Muller et son lac.

Il faut aussi traverser des torrents sur des ponts suspendus (trois en tout).

Nous aboutissons dans une vallée dominée par le Mont Cook (3754 m),
 le plus haut sommet de Nouvelle Zélande.
En bas se trouve le lac Hooker (1218 m), avec au fond un glacier (noir) qui alimente ce lac.

En repartant, nous laissons derrière nous le massif montagneux, avec le Mont Cook à l’horizon.

La route longe le lac Pukaki qui est immense.
Ce qui est vraiment étonnant, c’est la couleur de ce lac, d’un bleu turquoise presque artificiel.
Les couleurs de la photo ne sont pas trafiquées, et comparez le ciel avec le lac !

Nous faisons le lendemain une excursion dans une autre vallée.

Après une petite marche, nous débouchons dans un environnement glaciaire.
 On aperçoit tout au fond du lac le glacier Tasman qui est noir, car recouvert de graviers.
 A noter les moraines latérales qui témoignent d’un glacier bien plus important autrefois.

Du glacier se sont détachés de petits icebergs qui flottent sur le lac.

C’est quand même étonnant de trouver un tel paysage à une aussi basse altitude (environ 1200 m).

Notre circuit dans l’île du sud se termine là où nous l’avons commencé, à Christchurch.
Cette fois, nous ne logeons pas en centre-ville, mais en bord de mer, avec une vue époustouflante.

La dernière journée est consacrée à la découverte de la péninsule de Banks.
Comme ailleurs, la côte est très découpée et abrite de petits villages.

L’un d’eux, Akaroa, nous concerne plus particulièrement, nous français,
parce qu’il a été créé au tout début par des colons français, avant que les anglais ne se l’approprie !
Voici quelques maisons anciennes, construites en bois.

La petite église a son charme.

Comme vous pouvez le voir sur la carte, nous avons bien sillonné l’île du sud,
et nous vous avons montré beaucoup de ses facettes.

Voici la dernière photo de Nouvelle Zélande, typique : la mer, les collines, un phare,
et le fameux long nuage blanc ! J’en profite pour vous faire un petit salut.
A bientôt dans un nouveau pays !!

jeudi 4 février 2016

FIORLAND - CATLINS


Après l’ouest, nous descendons vers le sud et traversons des régions agricoles,
axées uniquement sur l’élevage (moutons et vaches).



Nous longeons le très grand lac de Queenstown.



Par rapport à l’Amérique du sud,  nous nous situons au niveau de la Patagonie.
D’ailleurs, des points communs sont visibles :
des lupins dans la nature, au bord d’un ruisseau.

Un lama, mais ici, c’est plutôt un animal de compagnie.

Et bien sûr, des moutons en quantité phénoménale.
Là, il faut reconnaître qu’il est difficile de les compter…
Dans le pays, il y en a environ quarante millions, dix fois plus que d’habitants !

Ceux-ci ont encore leur manteau d’hiver…

Tandis que ceux-là ont revêtu leur tenue d’été, plutôt dénudée !

Ici, ils sont parqués pour être triés et les plus gros seront vendus.

L’étape d’après, c’est peut-être les gigots congelés de Nouvelle Zélande dans votre supermarché !

Il y a aussi des élevages de daims, pour la boucherie naturellement.

Notre « air B and B » se trouve dans la ville de Manapouri, près de Te Anau.
Ces deux villes sont les portes d’entrée de l’immense parc national Fiordland (des fjords),
qui est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Chacune d’elles est située au bord d’un grand lac qui porte le même nom.
Voici une vue du lac Manapouri.

Et maintenant le lac Te Anau. Bon, dans ce pays, il y a énormément de lacs, c'est la nature !

Le parc national est constitué de massifs montagneux recouverts d’une forêt luxuriante et primitive.

En avant pour une balade de découverte…il faut d’abord passer sur un pont suspendu.

Cette rivière permet au lac Te Anau de s’écouler dans le lac Manapouri.

La région est très arrosée (plus de 200 jours de pluie par an).
A certains endroits près de la côte, il peut tomber jusqu’à 9 m d’eau par an !
Autant dire que la forêt dans laquelle nous marchons est très humide.

Le sol est recouvert d’épaisses couches de mousse.

Il y a aussi des marécages offrant des couleurs étonnantes.

Une excursion réputée est « Milford Sound », un fjord à plus de cent kilomètres au nord.
Nous y allons avec notre voiture et pour arriver à destination, il faut passer quelques montagnes.
Le soleil est enfin de retour…quel ciel bleu !

Le fjord « Milford Sound » n’a été longtemps accessible que par mer.
Complètement isolé (voir carte), il reste un joyau préservé de la nature.

Plusieurs compagnies organisent des tours en bateau,
pour le découvrir jusqu’à son embouchure.
Nous voici au départ, avec à gauche le pic de la Mitre (1692 m), l’une des plus hautes montagnes
du monde à s’élever ainsi directement au-dessus de l’eau. Un bateau se trouve en dessous !

Les chutes de « Bowen » ont une hauteur de 160 m (ça ne paraît pas sur la photo !).

En nous éloignant, nous n'apercevons plus le fond du fjord.


Des otaries à fourrure se prélassent sur un rocher. L’une d’elles se jette à l’eau.

Une autre cascade juste au-dessus de nos têtes.

Nous nous éloignons davantage et le fjord s’élargit.
Sur un côté, nous pouvons voir une vallée encaissée, surmontée d’une montagne enneigée.

Voici l’embouchure du fjord, qui s’ouvre sur la mer de Tasmanie.


Nous partons maintenant faire la route des « Catlins », encore appelée la « southern scenic road ».
Elle longe toute la côte sud en offrant de superbes panoramas sur la mer et l’intérieur du pays.
Nous ne vous en présentons que quelques-uns :
La pointe Waipapa avec son phare construit à la suite d’un naufrage en 1881 sur des hauts fonds.


Une magnifique plage à Curio Bay, où nous pique niquons.


Vue dans son ensemble.


Une partie rocheuse sépare l’immense plage d’un site remarquable, assez rare dans le monde.


Il s’agit en fait de vestiges de bois pétrifiés encastrés dans les rochers de la côte.


Il y a 180 millions d’années, des arbres ont été ensevelis puis pétrifiés par la silice.
Les ressacs des marées ont mis à nu des troncs bien visibles, et durs comme de la pierre !



On distingue les rainures, voire l’écorce, sur le tronc.


Il y a même des souches d’arbres, pétrifiées elles aussi.


L’intérieur des terres, très vallonné, est pittoresque, avec alternance de cultures et de forêts.


Un petit sentier en sous-bois, avec une belle fougère conduit…


à la cascade Purakaunui, l’une des plus photographiées de tout le pays.


Une autre plage très sauvage.


A nouveau, une pointe rocheuse avec son phare.


Le site est appelé « Nugget Point », à cause de ces rochers, sans doute.


Une belle falaise avec sur la plage des lions de mer ou otaries bien tranquilles.


Une dernière immense plage avant d’arriver à la fin de cette route des « Catlins ».
Nous ne nous attendions pas à trouver d’aussi belles plages
 dans cette partie de la Nouvelle Zélande.
Malheureusement, personne ou presque ne se baigne : c’est trop froid malgré le grand soleil !