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mercredi 25 mars 2015

ILE DE WEH


Notre périple à Sumatra se termine sur l’île de Weh,
 après un vol de Medan à Bandah Aceh (d’où nous repartirons pour Penang en Malaisie).

Le séjour à Weh est essentiellement balnéaire : baignade, farniente…
Pour vous mettre dans l’ambiance, voici notre petit hôtel « chez Freddie »,
caché dans les cocotiers et surplombant une longue plage (pour le footing !).

Notre bungalow est tout en bois et bambou ce qui lui donne un charme exotique.

Du balcon, nous avons une vue plongeante sur la mer à travers les cocotiers.

Un matin, un homme (ce n’est pas moi !) vient cueillir des noix de coco.
 L’exercice est impressionnant : sans sécurité, il monte à des hauteurs vertigineuses.
Au bout de la plage, se trouve un petit port qui abrite des embarcations à la forme originale.
Ce sont des bateaux de pêche dont la poupe est carrée.

La principale activité est le snorkelling : il suffit de se mettre à l’eau devant l’hôtel.
La température de la mer est hors de mes repères méditerranéens :
elle dépasse sans doute les 30° (après un footing, ça ne me rafraichit même pas !).
L’eau est très claire et les poissons tropicaux sont au rendez-vous.

 Par contre les coraux ne sont pas extraordinaires : il y a mieux ailleurs.

Une murène est sortie de sa cache.
Un banc de poissons bleu-mauve, en pleine eau, avec les nageoires irisées par le soleil :
malheureusement, la photo ne rend pas vraiment la beauté du spectacle.

Attention de ne pas poser les pieds n’importe-où !

Il fait très chaud, un peu trop (même pour Janine!). Plus de 35° dans une atmosphère moite.
Les débuts de nuit sont difficiles : en sueur sur le lit, même avec le ventilo.
Nous passons une seule journée en dehors de notre havre de paix.
C’est en scooter que nous allons découvrir l’île, qui n’est pas bien grande.
Janine commence à s’y habituer, mais son dos n’aime pas trop cette position.

Il y a une seule petite ville, Sabang, plutôt tranquille.

 Voici la plus grande et la plus belle mosquée de l’île.

Des mosquées, il y en a partout… dont près de notre hôtel (bien pour le réveil du matin!).
Nous sommes dans une région où l’islam est strict.
Cela se voit dans les tenues vestimentaires, mais l’accueil est toujours aussi souriant.

Les petites filles portent déjà le voile à l’école.

L’ile de Weh a un relief volcanique assez tourmenté, avec une côte faite de petites baies
 et d’avancées dans la mer, le tout recouvert d’une forêt tropicale.


La végétation descend jusqu’au bord de l’eau,
 laissant peu de place à de rares plages isolées.

Une maison construite autour et dans un arbre.

La route serpente à travers les collines boisées.
Cela nous rappelle, par bien des côtés l’île de Mayotte :
la chaleur, les paysages, les petites plages au fond de baies, les îlots,
et surtout la végétation dense partout (Micky et Florence, vous allez bientôt retrouver cela!).

En dehors de la plage de «Freddie», il y en a une seule autre intéressante,
avec de beaux fonds marins : la plage de Iboih.

A la pointe extrême de l’île se trouve ce monument inachevé.
C’est l’endroit le plus au nord de toute l’Indonésie,
faisant face à tout l’océan Indien, baptisé «kilomètre Zéro».

En venant à Sumatra, nous partions un peu à l’aventure :
peu de renseignements par les guides touristiques, île très peu fréquentée
par les touristes occidentaux et crainte d’être assaillis par des démarcheurs…
En fait, tout s’est très bien passé et l’accueil a été partout très chaleureux.
Les sourires apparaissent instantanément dès que l’on croise le regard des gens.
Sur la plage, nous étions salués par tout le monde : ils étaient heureux de nous voir !
Au revoir Sumatra !!

samedi 21 mars 2015

VOLCAN SIBAYAK - LAC TOBA



Après notre immersion dans la jungle, nous partons faire un petit périple
dans la partie centrale du nord de Sumatra.
Nous pensions que ça serait galère au niveau des transports, mais en fait
 il y a des transferts touristiques bien organisés qui nécessitent tout de même
beaucoup de temps pour le peu de distance parcourue.
Sur la carte, vous pouvez voir notre itinéraire prévu : Berastagi, volcan Sibayak, cascade de Sipisopiso, lac Toba et île de Samosir puis retour à Medan.

Nous montons en altitude (notre circuit va se faire entre 1000 et 1400m),
et la première étape est la ville de Berastagi au climat tempéré.
Le grand marché aux fruits et légumes de la région est très bien achalandé.

Toute l’Indonésie se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique qui se termine au Chili !
Tout près de Berastagi, se trouvent deux volcans actifs : le Sinabung et le Sibayak.
La dernière éruption du Sinabung date de 2013, mais il est encore en activité.
Il est surveillé de près et interdit d’ascension.

Nous entreprenons alors l’ascension de l’autre volcan, le Sibayak.
Son sommet est très large et présente une échancrure bien active.

Nous montons sur un autre versant, recouvert d’une épaisse végétation tropicale.

Les Indonésiens aiment beaucoup se faire photographier avec des touristes étrangers !

L’arrivée au sommet du volcan (2172m) est assez spectaculaire.

L’activité du volcan se manifeste par d’importantes fumerolles :
de plusieurs trous sortent de puissants jets de gaz, très bruyants et impressionnants.
Tout autour, du soufre se dépose sous forme de concrétions jaunes.

Il y a au sommet un cratère avec un petit lac et des fumerolles dispersées.

Au pied du volcan, un bain dans des eaux chaudes (un peu soufrées) est apprécié !

Une centrale utilise l’énergie géothermique du volcan pour produire de l’électricité.

La terre d’origine volcanique est très riche et propice aux cultures.

Un avant-goût de l’architecture qui nous attend par la suite.

Nous reprenons la route vers le lac Toba : cette moto est bien chargée.

Sur le trajet, nous nous arrêtons dans le village de Dokan aux maisons traditionnelles.
La population locale, appelée Batak Karo, construisaient des maisons
pour accueillir 8 familles (4 petites fenêtres d’un côté et 4 de l’autre côté).

Le toit est recouvert de paille, avec un pignon joliment décoré.
Tout en haut des cornes de buffle, symbole de protection et de pouvoir.
L’entrée est commune et se fait par une petite échelle.
Attention, la porte est basse !

A l’intérieur, on distingue les emplacements pour les différentes familles,
avec un foyer pour chacune d’elles.

La cascade de Sipisopiso (haute de 120m) semble sortir directement de la terre !

Nous faisons une halte pour visiter le palais Batak de Simalungun.

Ce palais était la demeure du Raja Purba qui régnait sur la région du lac Toba,
jusqu’à la mort du dernier en 1947, après l’indépendance.

Posé sur une vingtaine de colonnes peintes, il est construit en bois et panneaux de bambou.

L’entrée est finement sculptée.

Nous entrons d’abord dans la partie réservée au roi, avec un foyer à même le sol.

La deuxième partie du bâtiment était occupée par les 24 femmes du roi,
qui partageaient cet espace.

Le palais est entouré de plusieurs édifices (pour le général, les soldats, les invités…).

Nous arrivons enfin au lac Toba où nous allons séjourner plusieurs jours.
C’est le plus grand lac de cratère du monde (100 kms de long sur 30 kms de large).

En son centre, une vaste île d'origine volcanique (Samosir) occupe la moitié de sa superficie.
C’est sur cette île que nous logeons près du village appelé Tuk Tuk.
L’hôtel (Tuk Tuk Timbul) occupe une petite presqu’île.
Les prix sont dérisoires : le séjour nous reviendra à 25 euros par jour tout compris pour deux.

Il est composé d’une quinzaine de bungalows qui donnent directement sur le lac.

Certains ont l’architecture traditionnelle typique des maisons de l’île.

C’est ce que nous découvrons lorsque nous parcourons l’île de Samosir en scooter.
Les maisons traditionnelles sont différentes de celles déjà vues dans le village de Dokan.
Le toit est incurvé, en forme de bateau. La façade est droite, décorée et montre 2 niveaux.

Dans les villages, ce type de maison reste encore très répandu.
Cette tradition se retrouve dans les monuments funéraires.
On voit ici une maison typique, et à côté, un imposant tombeau regroupant 4 générations.

La population locale, les Batak Toba, attachent beaucoup d’importance à leurs morts,
et les vénèrent en construisant des tombeaux somptueux, un peu partout dans la campagne.

C’est dimanche, le jour de la grand-messe.
Les Batak Toba sont protestants (tout en étant encore animistes) et très pratiquants.

Les églises sont pleines et la ferveur se manifeste par des chants et des chœurs.

A la sortie de la messe, nous remarquons particulièrement les belles tenues des femmes.

Elles s’accordent parfaitement dans les tons, jusqu’aux écharpes et ombrelles.

Nous parcourons la campagne qui dégage une atmosphère de grande tranquillité.
Peu de bruits, le peu d’activités se fait calmement, les gens nous sourient…

Nous nous arrêtons pour profiter de belles vues et apprécier la quiétude ambiante.

L’intérieur de l’île est montagneux et boisé (avec des pins), la route s’élève au-dessus du lac.

Nous faisons une halte au musée de Simanindo composé de belles maisons Bataks typiques.
Des danses traditionnelles tournent autour du buffle, symbole de pouvoir.

Elles se font à un rythme très lent, à l’image de la vie d’ici.

La dernière danse utilise des marionnettes géantes représentant le fils du roi et un serviteur.

Une plongée dans l’histoire avec ce tombeau du roi Sidabutar qui adopta le christianisme.

 Autrefois, les Bataks étaient cannibales…
Il y a 250 ans, le roi et sa cour se réunissaient sur ces chaises en pierre pour désigner
le plus mauvais guerrier de la tribu. Ils lui coupaient la tête qu’ils jetaient dans le lac,
ensuite ils mangeaient le corps !
Bon, maintenant, tout va bien…les Bataks sont extrêmement accueillants !