jeudi 4 avril 2013

NARA - TOYOTA


Nous terminons notre voyage « culturel » par la ville de Nara.
Elle a été la première capitale permanente dans l’histoire du Japon.
Nara est après Kyoto, la deuxième ville dépositaire de l’héritage culturel japonais.
Un pavillon et la pagode à cinq étages de Kofuku-Ji.

Détail d’architecture d’un des toits de la pagode.
La plupart des monuments que nous avons visités sont en bois,
et ont brûlé à plusieurs reprises.
Ils ont été reconstruits jusqu’à 5 ou 6 fois pour certains !

Le temple principal de Nara est le Todai-Ji, dont voici l’imposante entrée.

Le bâtiment principal a lui aussi brûlé et a été reconstruit en 1709, en plus petit !





Nous pouvons voir, à l’intérieur, le troisième Daibutsu du Japon.
C’est le deuxième en taille :
Il mesure 16 m de haut, et son poids se répartit en  437 tonnes de bronze et 130 kg d’or.



Le sanctuaire Kasuga Taisha est orné de jolies lanternes.


Un mariage religieux s’y déroule.
La mariée est tout de blanc vêtue.

Voici un moine qui sort de la cérémonie religieuse.

Les monuments historiques se trouvent répartis dans l’immense parc Nara-Köen,
constitué de collines boisées et de plans d’eau.




Ce parc est le royaume de quelques 1 200 daims protégés et considérés comme sacrés.


C’est un lieu privilégié pour faire des photos dans la nature :
comme chez nous, un couple de mariés vient faire la pose.
Il faut noter que la mariée a changé de tenue.


Nous passons deux nuits à Nara, dans un ryokan traditionnel.
Nous commençons à nous habituer aux futons, mais c’est quand même dur !
Avant de les étaler pour la nuit, nous profitons de la pièce en utilisant une table chauffante :
un chauffage électrique est installé sous le plateau et cela permet de réchauffer les pieds,
la chaleur étant maintenue sous la table par la couverture.

Le ryokan est géré par un jeune couple, et grâce à Phengdy, nous avons un contact privilégié.
Nous découvrons ainsi l’autre facette des Japonais.
En public, nous les avons trouvés très formels, rigides voire austères.
Mais, en privé, nous avons le plaisir de passer une joyeuse soirée en la compagnie
 de ce jeune couple et de leurs amis.
Les échanges sont très décontractés et les rires fusent aidés par le saké
(dans la grande bouteille !).

Jean est ravi de discuter avec une jeune japonaise (qui parle français !).

Après Nara, nous nous rendons chez les parents de Ryo qui habitent la ville de Toyota.
Le nom n’est pas dû au hasard : la grande firme automobile y a son siège.
Nous plongeons ainsi, pendant deux jours, dans la vie d’une famille japonaise.
 Une véritable tradition au Japon concerne les enfants dès qu’ils sont nés.
Dans une pièce de la maison, une statue de guerrier, avec plein d’accessoires, a été installée sur une estrade.
 Les parents l’exposent pendant un mois, chaque année, pour porter chance  à leur fils Ryo,
 dans tous les domaines de sa vie.

Pour une fille, c’est une autre exposition. Les parents souhaitent qu’elle ait une vie semblable à celle d’une « impératrice », symbolisée par le montage sophistiqué et onéreux suivant :

Une vue de l’ensemble de la pièce : c’est du pur style traditionnel japonais.

Nous faisons un repas de famille avec la sœur de Ryo et ses deux enfants.
Phengdy vous présente ses beaux-parents.

Une excursion nous fait découvrir un village traditionnel avec ses rues pavées,
 situé sur l’ancienne route Tokyo-Kyoto.

Peut-être l’avez-vous déjà remarqué sur d’autres photos, de jardins par exemple :
beaucoup d’arbustes sont taillés d’une manière particulière, style bonzaï.
Pour les Japonais, c’est tout un symbole :
ils voient comme des « nuages » accrochés au bout des branches.
Une photo de famille avant de quitter la ville de Toyota,
 et d’entamer notre dernière étape.


dimanche 31 mars 2013

KYOTO


Kyoto a été la capitale impériale de 794 à 1868, avant d’être supplantée par Tokyo.
Elle est la capitale historique et culturelle du Japon.
C’est là que s’est développée une culture spécifique à ce pays :
temples anciens, sanctuaires shintoïstes et paisibles jardins zen.

Nous passons quatre jours à visiter cette ville qui compte 17 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, plus de 1 600 temples bouddhiques et plus de 400 sanctuaires shintoïstes.
 Nous n’allons pas tout visiter…et nous limiterons les photos de monuments historiques !
Les quartiers anciens sont dispersés à travers la ville,
 et nous devons nous déplacer à pied ou en bus (heureusement que nous avons Phengdy !).
Une constatation : au Japon, personne ne traverse sur un passage piéton lorsque le signal n’est pas au vert (même s’il n’y a aucune voiture qui circule !).
 Les seuls cas que nous ayons vus étaient des touristes qui se sont fait sermonner !
D’une manière générale, tout est codifié : les us et coutumes semblent rigides.

Un autre trait de caractère de la société japonaise concerne les relations humaines.
 Phengdy est en train de discuter avec le propriétaire, devant la guesthouse où nous logeons.
Les échanges de paroles sont empreints de beaucoup de respect, d’exclamations polies, de courbettes et de sourires de circonstance (ça nous semble un peu obséquieux).
A aucun moment, nous n’avons vu de gens parler haut et fort :
 c’est toujours du style feutré ! (même les enfants ne braillent pas !).

Un autre exemple : nous avons été un peu surpris en découvrant notre chambre double !
Alors, nous avons essayé de « râler », en disant que les lits en file indienne,
 ça ne fait pas vraiment chambre double !!
On nous a gentiment souri, fait une courbette en joignant les mains,
 et dit que c’était comme ça !
Cela montre, en passant, l’étroitesse des logements au Japon.


Le premier temple que nous visitons s’appelle Shoren-In.
Il correspond à l’ancienne demeure d’un shogun,
avec toutes les pièces séparées par des panneaux peints coulissants.

A l’extérieur, un jardin « japonais » incite à la contemplation et à la méditation :
cela plairait bien à Henri et Lucienne, n’est-ce-pas ?



Le temple suivant, Chion-In, est beaucoup plus imposant.
La porte d’entrée principale, à deux niveaux, est la plus grande du Japon :
24 m de haut sur 50 m de large.

La gigantesque cloche pèse tout de même 74 tonnes !



Voici maintenant le temple shintoïste Yasaka-Jinja,
 devant lequel des gens attendent en file indienne pour prier.
Le shintoïsme est propre au Japon : c’est un mouvement religieux issu du bouddhisme,
 mais qui a intégré des spécificités du pays (un peu d’animisme, de polythéisme)
 et l’empereur en est le représentant divin.

La ville « ancienne » de Kyoto dégage beaucoup de caractère et de charme :
Il est vraiment agréable de s’y promener.




Le plus vieux temple « zen »  s’appelle Kennin-Ji.
Le jardin « typique zen » comporte des bosquets et des rochers isolés
 au milieu d’une surface gravillonnée qui a été sculptée de motifs ondulatoires.

A l’intérieur, deux dragons ont été dessinés à l’encre fine, au plafond,
 sur du papier traditionnel japonais épais.

L’écriture japonaise est faite de très nombreux symboles.
Il y en a plus de 5000 d’origine chinoise et une centaine d’origine japonaise.
 Et pour bien connaître la langue, Il faut en apprendre au moins 2 000 !

Quand on voit le plan d’un temple, il est difficile de reconnaître les noms…
les seuls compréhensibles, mais utiles, ont été entourés de rouge !

Pour les restaurants, il est fréquent de voir en devanture les plats proposés (en plastique !).
Pour la commande, on montre alors du doigt.
Le prix approximatif en euros s’obtient en divisant par 100.

Le pavillon d’argent, Ginkaku-Ji, est situé dans un cadre de sérénité.
Son jardin zen a une très grosse épaisseur de graviers striée de bandes.




On monte en puissance :
le fabuleux pavillon d’or, Kinkaku-Ji, est un des monuments les plus connus du Japon.

Dans les plans d’eau, on trouve naturellement les fameuses carpes « koï ».


Un sakura en fleur, style « saule pleureur », dans le jardin du temple Tenryu-Ji.

 En sortant de ce jardin, on entre dans une grande bambouseraie.

Le temple Sanjusangen-Do est un très long bâtiment…


car il abrite 1 001 statues de Kannon aux 1 000 bras, déesse de la compassion.

Un autre temple, le Toji-temple, abrite des statues de Bouddha.




Des personnages incontournables du Japon :
Un homme en tenue de samouraï



Une « apprentie » geisha


Le fascinant sanctuaire Fushimi-Inari Taisha est très particulier :
Il est situé sur le flanc d’une montagne et est constitué d’une succession d’innombrables torii qui forment des allées à travers la nature.


Initialement, ces torii étaient destinés aux divinités du riz et du saké,
 pour obtenir de bonnes récoltes et éloigner le mauvais sort.

Maintenant, une personne ou une famille peut faire installer un torii à son nom
pour s’assurer la prospérité dans les affaires.


Le dernier temple, Kiyomizu-Dera, a survécu aux rivalités des différentes écoles bouddhistes, et est devenu le temple emblème de la ville.

Il est situé dans un magnifique écrin de verdure.

En plein centre de la ville moderne de Kyoto,
voici un endroit plein de charme 
Il serait difficile de ne pas apprécier cette ville !