jeudi 9 avril 2015

LES ÎLES PERHENTIAN - L'ÎLE DE KAPAS


Nous voici arrivés sur la côte Est de la Malaisie, la dernière grande étape de notre voyage.
Maintenant, nous allons faire principalement du balnéaire, en descendant petit à petit
 vers le sud, pour terminer par Singapour. Les différentes étapes sont sur la carte.

La côte Est de la Malaisie, la plus belle (pour le balnéaire !), n’est praticable que
de début avril à mi-octobre. De novembre à février, la mousson d’Est sévit violemment.
Tout au long de cette côte, des îles et îlots sont autant de petits paradis encore préservés.
Commençons par les îles Perhentian : 2 îles principales entourées d’îlots,
 destinations favorites des sorties snorkelling en bateau.

Ces deux îles, au relief granitique, sont recouvertes d’une épaisse jungle tropicale.
Elles sont «habitées» seulement sur des plages isolées.

La partie habitée a été gagnée sur la jungle, qui surplombe la plage.

Elles sont petites (à peine quelques kms de long), il y a des sentiers pour se balader,
et le trafic se fait entièrement par bateau.
Voici notre plage qui a été surélevée au niveau du restaurant et des bungalows.

Le nôtre est situé face à la mer, avec devant, un badamier pour faire ombrage.

Le soir, quel plaisir de manger juste au-dessus de l’eau à la lumière des lampions !

Les différentes plages ont toutes leur charme, leur point commun étant d’être baignées
 par des eaux translucides et chaudes.
Alors que la température extérieure monte à plus de 35°, et qu’il fait bon faire la sieste
 à l’ombre des cocotiers ou des badamiers, la mer, quant à elle, atteint 32° en surface.
J’ai fait une plongée bouteille, et à 16 m de profondeur, l’eau était encore à 29° !
Certaines plages sont des cartes postales.

A la différence de celles de Hyères en été, elles sont quasi désertes.
Bon, il n’y a pas, c’est vrai, de lagons comme en Polynésie…n’est-ce pas Laurent ?

En tout cas, comme vous pouvez le constater, nous nous en donnons à cœur joie !

En dehors des plages fréquentées par les touristes, il y a aussi un village habité à l’année.
Une mosquée a été construite en bord de mer, dont une partie sur des pilotis.

Cela fait un peu moins carte postale, avec des constructions qui entament le paysage.

Nous passons de nombreuses heures dans l’eau, en particulier pour faire du snorkelling.

Janine n’en a jamais autant fait !
Ici, elle se débat avec un banc de poissons attirés par quelques morceaux de pain.

De mon côté, je me régale à aller sous l’eau, admirer de près les coraux et les poissons.

Et là, je pense particulièrement à Annie : les coraux sont d’une beauté exceptionnelle !
Mais comme souvent, les photos ne rendent pas tout à fait compte de la réalité…
En voici quelques aperçus (les formes sont bien là, mais ça manque de couleurs).
Je vous donne les noms en anglais : « table coral » (comme une table).

Ceux-ci sont appelés « finger coral » (comme des doigts).

« mushroom coral » (coraux en forme de champignons).

Les trois sortes sont ici réunies.

Un requin, ça donne des frissons…
mais celui-ci, le requin à pointe noire (sur l’aileron du dos) est inoffensif.

A un moment donné, il y en avait 4 qui tournaient en rond autour de moi !

Une grosse tortue (verte) broute au fond de l’eau.

L’île de Kapas, plus au sud, est toute petite (moins grande que Porquerolles),
et c’est aussi un petit paradis isolé et peu fréquenté (pas d’internet).
Les plages se succèdent tout au long de la côte Ouest.
Voici notre plage : le site est encore plus beau qu’aux Perhentian.

Et notre « cabanon », assez rustique, a vue sur mer !

Les plages sont reliées entre-elles par des passerelles.

Nous passons d’une plage déserte à l’autre et partons du bord de mer faire du snorkelling :
suivant les endroits, nous pouvons voir des tortues, de magnifiques coraux, des requins…
quant aux poissons, il y en a de toutes les variétés mais pas en grand nombre.
Malheureusement, mon appareil photo aquatique a rendu l’âme (eau infiltrée !).
C’est le deuxième…notre budget équipement de plage et vêtements d’été
 est plus important que celui des vêtements d’hiver !!
Mais heureusement, nous avons fait la connaissance de Laura,
une jeune française passionnée aussi de snorkelling.
Nous avons fait des sorties ensemble et elle nous a très aimablement passé ses photos :
Merci beaucoup Laura pour ces photos, qui sont de bons souvenirs communs !!
Un poisson « lune » qui se gonfle à la moindre alerte.

Une raie à points bleus cachée sous un « table coral ».

Il y a quand même des incontournables, comme les poissons clowns (Némo)
protégés par des anémones urticantes.

Cette anémone est à peine ouverte, et l’on peut bien distinguer son « pied » bleuté.

D’autres photos sans légende…

Nous prenons vraiment du bon temps et profitons un maximum de cet environnement.
Nous ne nous en lassons pas…mais pour vous, à voir toujours des photos de plage,
de poissons, de coraux, nous concevons que vous allez saturer.
Alors, nous n’allons pas vous faire souffrir plus longtemps…
Nous nous arrêtons là pour cette fois, et ferons un tout dernier blog
sur la fin de notre voyage, lorsque nous arriverons à Singapour.
Une dernière photo au soleil couchant…
J’adore faire du footing sur ces plages désertes, mais j’attends la fin de journée pour courir.
J’en reviens tout en sueur, et ma tenue est complètement trempée,
 (merci Armand pour cet ensemble SMC très léger !).
Alors, je vais me baigner directement en tenue de footing, avant de passer sous la douche !

jeudi 2 avril 2015

CAMERON HIGHLANDS - TAMAN NEGARA


Nous quittons Penang et la côte Ouest pour rejoindre les îles Perhentian sur la côte est,
en faisant deux étapes à l’intérieur du pays : les Cameron Highlands et le Taman Negara.

Nous passons, tout d’abord, des plaines côtières à un paysage de montagnes verdoyantes.
L’altitude moyenne est de 1500 m : nous prenons un bol d’air frais après la chaleur tropicale!
Un pionnier anglais du nom de Cameron a découvert cette région (en 1885), d’où le nom !
Grâce à son climat approprié, les autorités britanniques décidèrent d’y planter du thé.
Et depuis lors, la région n’a cessé de se développer sur les plans touristique et agricole.
Nous sommes ébahis de voir autant d’immeubles et d’hôtels construits dans cette région
pour accueillir les flots de touristes asiatiques.

Le climat permet de faire tout un tas de cultures maraîchères,
en général sous serre, dont la culture de la fraise en hors sol à une échelle industrielle !
Les premiers paysages nous laissent dubitatifs : les collines sont envahies de toile plastique,
avec tout de même, en premier plan, des pentes verdoyantes de plantations de thé.

En occultant ces nouvelles cultures et ces serres, nous découvrons de beaux paysages.

Les plantations de thé montent assez haut dans les collines, remplaçant la forêt d’origine.

Elles forment un véritable puzzle de bosquets bien taillés !
Les plants sont tous les mêmes : il s’agit d’une variété de camélia.
Ce sont les toutes nouvelles pousses qui sont cueillies, puis transformées…
suivant le processus, on obtient les thés : noir, vert, chinois ou le thé blanc (le plus cher).

Une vue d’ensemble montre l’étendue d’une seule plantation.

Après la bouffée d’oxygène, nous continuons notre périple en direction du Taman Negara,
une région de forêt tropicale plus basse en altitude (300 m).
Les distances ne sont pas grandes, mais il faut presque la journée pour le transfert.
La fin du parcours se fait sur une pirogue qui remonte la rivière Tembeling bordée de jungle.

La rivière serpente à travers des bancs de sable.

 A certains endroits, le niveau d’eau étant trop bas, il faut descendre pour pousser.

Mais Janine se la coule douce !! (en fait, les nanas étaient exemptées !).

Nous découvrons le village de Kuala Tahan, situé au bord de la rivière Tembeling.

C’est un tout petit bourg avec comme principal attrait les « floating boats».
Ce sont des maisons flottantes qui servent de bar-restaurants et d’agences de voyage.

Ce village est assez isolé et les logements sont sommaires.
Nous trouvons quand même une maison disposant de trois chambres confortables :
c’est comme chez l’habitant, les propriétaires étant aux petits soins.

Il suffit de traverser la rivière pour entrer dans le parc national du Taman Negara.

D’en face, nous avons une vue d’ensemble sur le village de Kuala Tahan.
En premier plan, des arbres déracinés lors de la dernière crue de fin décembre.

La rivière est tellement montée qu’elle a fait de gros dégâts dans le village :
en témoigne ce restaurant flottant hissé très haut sur la rive.

Nous faisons plusieurs incursions, à la journée, dans ce parc national.
Les sentiers, au début, sont en «dur», bien aménagés et surélevés par rapport au sol.
Cela permet de pénétrer la jungle dans de bonnes conditions de sécurité.

Le parc du Taman Negara a été créé en 1939 pour protéger cette forêt tropicale
des assauts des forestiers et des planteurs (de palmiers à huile !).
D’une superficie de plus de 4 000 km², cet immense pan de jungle est encore
plus vieux que l’Amazonie (plus de 130 millions d’années).
On y trouve des arbres millénaires pouvant atteindre 70 m de haut.
Celui-ci fait déjà une belle hauteur, avec des lianes qui descendent de la cime.

En fait, il s’agit d’une seule liane qui ne touche même pas le sol.

Les racines sont impressionnantes et traversent le chemin.

Malgré les escaliers bienvenus, la montée est ardue à cause de la chaleur moite.
Les tee shirts sont des serpillères (deux dans la même sortie) : 33° et 90% d’humidité.

Nous arrivons à un point de vue sur l’ensemble de la forêt très dense.

Bien sûr, ce parc abrite des écosystèmes très riches (faune et flore).
Au niveau des petites bébêtes, nous avons vu :
Des singes (macaques), tout ce qu’il y a de plus ordinaire.

Un tapir, ce qui est déjà moins commun.

Un volatile, à mi-chemin entre coq de bruyère et paon.

Justement, cette plante porte le joli de nom de «peacock» (paon)
à cause de ses multiples couleurs arc en ciel.

Un peu moins sympathique, une tarentule cachée dans un trou d’arbre.

Nous avons vu aussi un gros scorpion, mais trop rapide pour le flasher !
Par contre, ce serpent immobile se laisse bien prendre en photo (de loin !).

Le clou de la visite de ce parc est sans conteste le parcours dans la canopée.
C’était le plus long du monde (500 m). Une portion étant en réfection,
Il est un peu réduit, mais reste encore très long et impressionnant.
Le parcours se fait sur plusieurs ponts suspendus à des arbres solides (!!) et gigantesques.

Cela permet de «dominer» la situation (sensations garanties, car ça bouge un peu !).

On se rend compte, depuis le haut, que la végétation est dense et touffue.

Finalement, Janine est bien plus à l’aise que moi (moins sujette au vertige).

Pour vous faire un petit coucou, nous avons pris des risques !!