jeudi 17 décembre 2015

TAHITI


           Ia Orana   (bonjour en tahitien)
Eh bien, non…notre avion n’a pas eu de retard, il est même arrivé avec un peu d’avance.
Les formalités à  Roissy et Los Angeles se sont déroulées tout à fait normalement.
Mais le voyage nous a semblé bien long : aligner 2 vols longs courrier, ça dure, ça dure…
malgré les films, les lectures et la « bouffe » : 4 repas servis en moins de 24h !!
Heureusement, nous avions de la place : l’avion était rempli au tiers de sa capacité.
Comme prévu, Christine et Laurent étaient à l’arrivée et nous ont réservé un accueil
 digne des îles avec des colliers de fleurs.
Nous avons tout de suite retrouvé l’ambiance tropicale, avec un «petit» 27° et 90% d’humidité !
Etonnamment, nous n’avons pas trop souffert de l’important décalage horaire,
 de 11h tout de même…la nuit étant devenu le jour et inversement.
C’est sans doute parce que nous sommes arrivés à 23h et que nous avons pu faire une petite nuit,
 ce qui nous a permis de récupérer, en partie, de ce long voyage.
 Les deux premiers jours ont été très calmes.
Christine et Laurent terminaient leur semaine de travail,
 et nous avons eu droit à de grosses averses tropicales ininterrompues …c’est la saison des pluies !
Nous passons une semaine entière sur l’île de Tahiti, « dorlotés » par nos amis.
Ils nous font découvrir la vie d’ici sous un autre angle que purement touristique.

Leur villa, placée sur une hauteur, est  agréable et bien aérée.
Elle se trouve au sein d’un lotissement dominé par un dôme volcanique.

De la terrasse, surplombant un grand jardin, on aperçoit le lagon et les reliefs d’en face.

Sur une précédente carte, vous aviez pu voir la forme particulière de Tahiti :
Il s’agit de deux anciens volcans reliés par un isthme.
Le plus haut dépasse quand même les 2000 m, et les reliefs sont assez escarpés.

On circule sur cette île à la végétation tropicale par une unique route côtière.
La côte est rocheuse et découpée… on est bien loin des cartes postales.

Au loin l’agglomération de Papeete et l'île de Moorea.

Le tour complet de la «grande île» fait 110km. Sur la «petit île», il n’y a que deux tronçons de 18km.
Une vue de l’isthme qui relie les deux « îles ».

Il y a deux saisons : l’hiver et l’été austral, inversés par rapport à chez nous.
C’est donc maintenant l’été austral, avec une atmosphère chaude (de 28 à 33°) et plutôt moite.
Comme il pleut régulièrement, la chaleur aidant, la végétation est luxuriante.

Un banian géant

Tout pousse frénétiquement, les premiers explorateurs ont découvert ici un paradis terrestre.
Voici quelques exemples de cette végétation :
Un champ d’ananas

Une plantation de papayers

Un arbre des voyageurs

Bien entendu, les fruits et légumes sont exotiques : ananas, mangues, papayes, bananes…
et aussi des avocats de belle taille (Carrefour est bien installé ici !).

Il y a sur la « petite île » de Tahiti un plateau où des exploitations agricoles
 ont développé l’élevage de vaches laitières…
bien la peine de venir de si loin pour voir des vaches dans un pré !!

L’île est essentiellement habitée sur le pourtour, et en s’éloignant de Papeete,
 on rencontre le Tahiti traditionnel et plus authentique.

Dans la campagne, une maison appelée « fare » avec un arbre à pain et un champ de tarot.

Un tas de bois pour faire du charbon de bois.

Une plage de sable noir volcanique fréquentée par les enfants du coin.

Une aire de pique-nique aménagée domine cette plage.

Les missionnaires ont bien fait leur travail : toute la population est croyante et pratiquante.
Beaucoup de confessions sont représentées : Mormons, Adventistes, témoins de Jéhovah…

Nous assistons à un spectacle local de « ukulélé ».
C’est un instrument de musique dont la sonorité est intermédiaire entre la guitare et le banjo.
 Joué en groupe et accompagné de chants, l’air est parfois romantique,
 parfois dynamique et enjoué.
Remarquez la taille du chef de groupe…

Et les couronnes de fleurs des « vahinés ».

Toutes sortes de fleurs sont utilisées pour la fabrication des couronnes et colliers.

Mais la plus importante, véritable emblème de Tahiti, est le tiare.
C’est une petite étoile blanche de 6 à 8 lobes arrondis qui se rejoignent
pour former le petit tube vert qui permet de la poser sur l’oreille.
Son parfum est enivrant et rappelle celui du jasmin ou de l’ilang-ilang.

Voici d’autres fleurs que l’on rencontre aussi ailleurs sous les tropiques :
Héliconia

Alpinia

Rose de porcelaine

Si vous connaissez le nom de celle-ci… ?

Nous avons peu évoqué la mer…
Voici des pirogues tahitiennes à balancier (individuelles).

J’ai essayé mon nouvel appareil photo sous-marin :

Laurent est un surfeur qui a peur de se mouiller !!

Pour rappeler les bons moments passés sur la plage de l’Almanarre,
 nous avons sacrifié à la tradition locale : boire une bière (appelée ici un « obus »),
en observant le coucher de soleil les pieds dans l’eau.

Il y a une marque de bière principale appelée Hinano, avec comme emblème une vahiné !

samedi 5 décembre 2015

DEPART IMMINENT


 

Tour du Monde en 120 jours

 

En avant pour un nouveau grand voyage, en notre compagnie.

 

Jusqu’à maintenant, nous partions, chaque hiver, dans des directions opposées (Amérique et Asie).
Cette année, nous ne reviendrons pas sur nos pas. Nous partons vers l’ouest…pour revenir par l’est !
Direction l’Océanie où nous ne sommes jamais allés et qui se trouve aux antipodes de la France.
Une fois arrivés là-bas, de « l’autre côté du globe »… autant en profiter pour revenir
 par le chemin opposé, ce qui nous fait faire le tour complet de la terre !
Pour effectuer ce périple, nous avons acheté un billet « tour du monde » auprès des compagnies
 Air Tahiti Nui et Emirates, qui se sont associées pour permettre un tel voyage.
C’était le groupement le moins cher pour ce que nous voulions faire (2700€ le billet/pers).
 
Le but étant de découvrir l’Océanie, nous avons prévu les six étapes suivantes :
la Polynésie, la Nouvelle Zélande , l’Australie, la Nouvelle Calédonie,
et sur le trajet retour, le Sri Lanka et les Maldives.
 
 
En général, on place la France au centre du « Monde », comme dans la carte ci-dessus.
Mais il est possible, aussi, d’observer le monde autrement !
 
Voici une nouvelle mappemonde centrée sur l’Asie… et la France reléguée dans un coin !
Cela montre mieux la zone que nous allons visiter.
 
 
Notre première étape est la Polynésie française que nous atteindrons en deux « coups d’aile » !
Le premier, Paris-Los Angeles, direct (12h d’avion), suivi d’une petite escale pour le ravitaillement,
 puis le deuxième, Los Angeles-Papeete (8h30 d’avion).
En tout, un voyage d’une durée de 22h25mn : cet horaire, indiqué par la compagnie,
n’est que théorique, car nous nous attendons à beaucoup de retard, vu les circonstances actuelles.
 
La Polynésie française est en plein cœur du Pacifique…
 
 
L’ensemble est constitué de 118 îles disséminées dans l’océan Pacifique
 sur une superficie équivalente à celle de l’Europe.
L’avion est indispensable pour se déplacer d’un endroit à l’autre.
Nous avons donc acheté un pass inter-îles.
 

 
 
En regardant cette carte, vous y trouverez des noms bien connus : Les Marquises, Les Australes,
 Rangiroa, Bora-Bora et bien sûr Tahiti…
 
 
Nous arriverons à Papeete, la capitale de Tahiti qui est l’île principale de la Polynésie.
Juste en face se trouve l’île de Moorea, la destination favorite  des tahitiens pour le week-end.
 
 
A notre arrivée, nous serons accueillis par Christine et Laurent, nouvellement installés à Taravao.
Ils ont choisi de quitter Hyères pour exercer leurs talents d’enseignants sous les tropiques !
Nous étions ensemble sur la plage de l’Almanarre en juin dernier,
et pour fêter leur départ, j’avais revêtu la chemise tahitienne !
 
 
Notre tour du monde commençant à Hyères, voici un peu de pub…
Au cours de notre périple, nous allons voir beaucoup de (belles) plages,
mais il n’en reste pas moins que la plage de l’Almanarre figure parmi les plus belles !!
 
 
Elle forme, avec les salins des Pesquiers, un ensemble naturel bien préservé.
On peut observer des flamands roses tout au long de l’année.
 
 
Et quand les touristes sont repartis, quel bonheur de l’avoir entièrement  pour soi (plus de 4 km).
 
 
Non, ce n’est pas un tableau de Janine… c’est bien une photo d’un soleil couchant à l’Almanarre.
 
 
Nous décollons de Paris le 9 décembre. Vous pourrez alors nous suivre, sur ce blog,
à raison d’un article par semaine en moyenne.

Un conseil : cliquez sur l'une des photos pour les faire défiler en grand format
et mieux voir certains détails, comme les noms sur les cartes.

A très bientôt.

jeudi 16 avril 2015

CHERATING - ÎLE DE TIOMAN - SINGAPOUR


Après les îles du nord, nous faisons une halte à Cherating,
une ville  située au milieu de la côte Est de la Malaisie.
Elle est bordée de longues plages, réputées pour le surf pendant la mousson.
Mais c’est surtout la rivière qui la traverse qui présente le plus d’intérêt.
La rivière Cherating (pas très original !) s’enfonce, en effet, dans la mangrove.

On y fait une excursion en bateau dans la matinée.

Les palétuviers, aux innombrables racines qui sortent de l’eau,
 servent de refuge et d’habitat à de nombreuses espèces animales.

Tout d’abord, le crabe de palétuvier (le nom n’est pas original non plus !).

Une grosse araignée a tissé sa toile à travers des branchages.

Un petit iguane nous a repérés et va vite disparaitre.

L’atmosphère qui se dégage de cette mangrove est prenante !

C’est vraiment un milieu inhospitalier, voire hostile quand on voit un serpent noir,
 aux anneaux dorés, lové sur une branche de palétuvier.
Notre guide nous indique qu’il est particulièrement venimeux !

En voici un deuxième…ça pullule par ici !

Mais il y a aussi de gentilles petites bêtes que l’on ne peut voir que la nuit.
Il s’agit de lucioles, et nous refaisons une excursion nocturne pour les observer.
Pas de photos, car ça se passe dans la nuit noire.
Nous assistons à un véritable festival de petites lumières blanches clignotantes.
De chaque côté de la rivière, certains arbres s’illuminent comme des sapins de Noël !
C’est assez féérique, d’autant plus que notre guide fait venir jusqu’à nous
ces petites lucioles, en faisant clignoter une lampe rouge pour les attirer.
Certaines se posent même sur nous, mais elles sont tellement minuscules
 qu’on ne voit qu’un petit point brillant !
Quelques heures de bus et de ferry nous amènent sur la dernière île tout au sud.
Tioman est la plus grande des 64 îles volcaniques de la côte Est de la Malaisie.

Elle a la même configuration que toutes les autres.
Recouverte d’une épaisse jungle tropicale, elle est bordée de jolies plages,
 isolées les unes des autres (bateau taxi nécessaire pour se déplacer).
Les constructions s’intègrent bien dans le paysage, et il n’y a pas trop de béton.

Nous sommes surpris de voir aussi peu de monde sur les plages,
pourtant les ferrys sont pleins et tournent fréquemment.
C’est, sans doute, que les touristes se répartissent bien sur les nombreuses plages.
Encore des photos de plage, mais c’est surtout pour Monique et Michelle…

Voici la nôtre, bordée de cocotiers et surtout d’énormes filaos.

Cette fois, notre chambre donne sur le jardin tropical.

Nous avons poursuivi nos sorties snorkelling autour de l’île de Tioman...
en allant, entre-autre sur Coral Island pourvue d’une plage de rêve !
Et à la demande générale et particulière de …Ghislaine (merci pour ton petit mot gentil !),
voici encore quelques photos de fonds sous-marins (merci encore une fois, Laura !).

Une seiche qui semble surprise.

Une étrange étoile de mer.

Un poisson « pierre » ou un poisson « scorpion » ? (qui se « camoufle » sur un rocher).
Attention, ses épines dorsales sont venimeuses !!

A la dernière sortie snorkelling, Janine a vu une raie à points bleus et aussi deux requins,
l’un, petit, d’un mètre de long, et l’autre, adulte, de deux mètres ! C’était fantastique !!

Pour les autres photos, admirez, en même temps que nous, la vie sous-marine :
 les formes, les couleurs, et parfois l’étrangeté de ce monde inhabituel !




A aucun moment, je n’ai de nostalgie par rapport à la France,
par contre j’ai de la nostalgie quand je quitte ce genre d’endroits !

Nous arrivons au terme de notre voyage, avec la dernière étape à Singapour.
C’est à la fois une île, une ville et un état (indépendant depuis 1965).
Les anglais y établirent un comptoir (en 1819), en complément de Malacca et de Penang.
Singapour présente les mêmes aspects que ces deux dernières villes
concernant leur passé colonial et le côté multiculturel.
En voici quelques images :
Des bâtiments datant de l’époque coloniale anglaise.

Une immersion dans le quartier « Little India ».



On pénètre à l’intérieur du temple hindou en se déchaussant :
c’est très clean, contrairement à certains temples en Inde où on se salit les pieds !

Singapour est une ville très propre, assez verdoyante et peu polluée :
le ciel est bleu contrairement à Shanghaï ou Hong Kong.
 Cependant, il manque le côté spontané et souriant de l’Asie traditionnelle grouillante.

Un mélange d’ancien et de moderne !

Mais Singapour est surtout connue pour son dynamisme économique et sa place financière.
Différents quartiers, modernes voire avant-gardistes, illustrent ce côté 21ième siècle.
Le Central Business District, cœur véritable de la ville, un Wall Street asiatique !

Peu d’espace entre ces buildings gigantesques, sièges de banques internationales.
Un écran géant informe les gens de l’évolution des marchés boursiers en temps réel !

Des terrains ont été récupérés sur la mer et aménagés en quartiers futuristes.
Le Marina Bay Sands (MBS) and the Sky Park sont l’emblème de Singapour,
au même titre que les tours Petronas le sont pour KL !

Le MBS est une véritable ville, avec un hôtel formé de trois tours de 55 étages,
une galerie commerciale de grand luxe, des restaurants, un casino…
Le Sands Sky Park a la forme d’un long navire et est posé sur les trois tours.
Il est si vaste qu’il peut contenir jusqu’à trois A 380 (un peu plus d’1 ha) !

L’immense hall s’étire sous une voûte qui monte jusqu’au 23ième étage.

La Singapore Flyer, la plus grande roue panoramique du monde.
Elle fait 150 m de diamètre, et les cabines sont climatisées.

Le Helix Bridge : de forme hélicoïdale, ce pont offre une superbe vue
sur la baie de Singapour et le Marina Bay Sands.

Voici une vue d’ensemble depuis le bar-restaurant branché « Level 33 »,
situé au 33ième étage d’une tour du Financial Center.

Nous remercions chaleureusement Emilie et Jean Claude de nous avoir
très gentiment reçus, hébergés et briefés pendant notre séjour à Singapour.

C’est ainsi, avec ces visions futuristes, que se termine notre voyage.
Merci à tous ceux qui nous ont suivis et qui ont partagé avec nous ces moments agréables.
Nous espérons vous avoir envoyé le trop plein de chaleur que nous avons eu !!
Tout de même, une dernière photo prise avec mon appareil avant qu’il ne rende l’âme !