mardi 7 février 2012

LAS PEŇITAS

    Encore un long article...
    Maintenant que nous n’avons plus de voiture particulière (comme au Costa Rica), nous utilisons les transports en commun du pays. Comme nous l’avons déjà fait pour d’autres sujets, nous allons faire une page spéciale sur les moyens de transport que nous utilisons.
Voici les abords d'une gare routière où l'on peut trouver de tout !

La photo est étrange : nous sommes dans un triporteur vu de devant. Il a une carrosserie en toile pour protéger du soleil ! Les bagages sont sous nos pieds.

Voilà le même triporteur vu de côté. Le conducteur est un jeune homme bien musclé. Il « pousse » ses passagers en pédalant bien sûr !

   Les bus locaux sont différents des bus internationaux. Typiquement américains, ils sont certes robustes mais très rustiques. Ils relient les petites villes entre-elles. Ainsi, nous avons fait des petits trajets épiques.
Avant de monter dans le bus, le comité d’accueil des vendeurs de victuailles.

A l’arrière du bus, un espace est prévu pour y entasser des tas de marchandises mais aussi des passagers lorsque le bus est trop plein !

A l’intérieur du bus, les gens s'installent et les vendeurs essaient d'écouler leur marchandise.
 Essayez de trouver Janine !

Nous avons aussi emprunté  un « micro-bus ». Il s’agit tout simplement d’un scooter avec une carlingue. On peut y monter à 5 passagers en plus du conducteur !

Voilà que notre micro-bus entreprend de doubler le bus régulier dans un passage délicat !

Voici un attelage de bœufs, mais c’est pour le transport des marchandises !
    Pour aller de León à Las Peñitas, nous avons utilisé le bus jaune…Main nous avons eu la bonne idée de partir un dimanche matin à 11h, le moment où tous les gens de la ville vont à la plage pour la journée !! Nous étions serrés comme des sardines et bloqués sur la plate-forme arrière parmi toutes les marchandises !
Il y a même des personnes sur le marche-pied : la porte arrière ne peut pas fermer !

Comme dans le métro aux heures de pointe ! Ce n'est pas une vie de retraités paisibles !

A l'arrivée, nous trouvons un charmant hôtel : un grand salon extérieur devant les chambres.

La ville de Las Peñitas est une bourgade au bord du Pacifique. La plage convient mieux aux surfeurs qu'aux baigneurs.

Inutile de vous dire le bonheur que nous avons à nous baigner dans cette cuvette protégée des vagues par une barrière rocheuse!


Un événement important va clore cette journée. Cela commence par un cocktail.

Ensuite, au menu langoustes : nature et coco.

Et pour terminer, une belle surprise : un gâteau d'anniversaire tout à fait imprévu !

Le lendemain, nous avons fait une excursion sur un rio à travers la mangrove. J'avais une ligne en traîne... 
Et voilà le résultat : deux pargos negros !
Nous aurions bien été tentés de poser nos valises là ! Vivre de pêche, de noix de coco, de baignade...

samedi 4 février 2012

LEÓN

   La première ville de León fut fondée en 1524 par le conquistador espagnol Francisco Córdoba. Mais un tremblement de terre détruisit cette ville en 1609. La nouvelle ville fut érigée sur son site actuel en 1610 et demeura la capitale du pays jusqu’en 1851. Elle conserve de cette période une architecture et une splendeur coloniales.
Un ensemble de magasins sous des arcades.


    Les maisons ont un grand patio ouvert sur un jardin intérieur entouré de petits bâtiments. En général, elles sont richement décorées de meubles coloniaux et dégagent une atmosphère de sérénité et de fraicheur. C’est assez typique des anciennes colonies espagnoles et nous avons déjà trouvé ce genre d’habitation à Cuba.
Le patio d'entrée de notre hôtel.


La salle à manger et à l'arrière les chambres.


 Le Nicaragua tout comme Cuba ont manqué de moyens économiques pour se moderniser. Ils ont gardé ces structures de l’époque coloniale parfois en les réhabilitant dans le même style : c’est le cas du vieil Havane. La ville de León ressemble beaucoup à la ville de Trinidad de Cuba.

Quelques scènes de rue.




Dans le marché, il y a des varans à vendre.


Les voici, dépouillés, prêts à être mangés !


La hora de la siesta !
Toutes les femmes commerçantes portent de jolis tabliers.


Des fresques ornent parfois les murs.
"Nous avons lutté pour la liberté et aujourd'hui nous jurons de la défendre."



La ville compte pas moins de 16 églises...
La cathédrale.


L'église de La Recoleccion avec sa belle façade de style baroque mexicain.


L'église El Calvario.


L'intérieur de cette même église avec des statues d'un réalisme cru.


Du sommet de la cathédrale, on domine la ville et on aperçoit au loin des volcans.


   Le Nicaragua est le pays d’Amérique Centrale qui a le plus grand nombre de volcans. León se trouve au pied de la chaîne de volcans « Los Maribios ». Parmi ces volcans se trouve le Momotombo, toujours actif, et dont la dernière éruption date de 1905.
Le Momotombo et le lac Managua.

D'autres volcans.

   Nous allons quitter la ville de León pour la côte...

jeudi 2 février 2012

DE SAN JOSE A MANAGUA

    Tout d’abord, suite à l’alerte météo pour la neige et le froid annoncée par plusieurs commentaires, nous tenons à vous faire part de notre soutien moral et nous vous envoyons un maximum de chaleur en provenance des tropiques. Voyez dans quelles conditions j’ai fait mon dernier footing : dans un chemin ombragé près de la plage, et je suis rentré tout en sueur !!


   Avant de quitter le Costa Rica, faisons un petit bilan rapide. Comme vous avez pu le constater tout au long du blog, c’est un pays très varié et totalement orienté sur l’écotourisme. Il possède une biodiversité extraordinaire. Le pays est  truffé de parcs nationaux et de réserves privées.  Mais leur entrée est partout payante (au moins 10$ par personne), même pour accéder aux volcans. De plus, tout autour, se sont développées des activités ludiques privées, comme par exemple des circuits dans la canopée sur des passerelles (on a vu aussi des télécabines !), du kayak, des balades à cheval…et même des tours en quad ! Donc tout dépend de comment on oriente son voyage dans le pays !
   Au niveau pratique, il est facile de voyager au Costa Rica. Cependant, cela revient vite cher. Les américains étant passés par là, les prix sont élevés, par rapport aux autres pays d’Amérique Latine. Une chambre correcte coûte entre 30 et  50 dollars, un bon repas entre 10 et 20$. Notre budget a été en moyenne de 100$ par jour, sans compter la voiture. Cela n’a rien à voir avec l’Asie où notre ami Denis, actuellement au Viet Nam, dit qu'il peut manger pour 1 euro.
   Du coup, nous allons au Nicaragua voir si notre budget va tenir le coup !! Ce n’est pas la vraie raison, ce pays est, semble-t’il,  aussi intéressant que le Costa Rica, bien qu’il n’ait pas une aussi bonne réputation.
   Quelques informations concernant le Nicaragua. Il est situé au nord du Costa Rica et possède aussi les deux façades maritimes : Caraïbe et Pacifique. Il est plus étendu que son voisin et fait le quart de la France, pour 5 millions et demi d’habitants. C’est une démocratie présidée par Ortega (un sandiniste) qui regarde à la fois du côté des Etats Unis et aussi du côté de Chavez au Vénézuela  (pour le pétrole).
   Si le pays n’a pas bonne réputation,  cela vient de son histoire récente. Pour faire bref, la famille Somoza a régné en dictateur pendant quatre décennies jusqu’en 1989. A  cette date, les rebelles sandinistes ont pris le pouvoir. Aidés par la Russie et Cuba, ils ont inquiété les Etats Unis qui ont décidé de soutenir une contre guérilla « les Contras ». Cela a provoqué une guerre civile et jusqu’à quelques années en arrière des affrontements ont eu lieu entre extrémistes des deux bords.
Une statue géante élevée à la gloire de César Sandino, guérillero dans les années trente.
"Chrétienté, socialisme, solidarité; Avec tous, pour le bien de tous"
   Maintenant, la situation politique est calme et le pays se tourne vers le tourisme. Il y a de beaux endroits à découvrir, tant sur le plan nature que culturel. Nous pensons rester uniquement du côté ouest, à naviguer entre le Pacifique et le lac Nicaragua. Nous avons pris un bus international qui relie les deux capitales.
Sur l'arrière du bus on voit le schéma de l'Amérique Centrale.

 Le trajet suit la transamérica , une route qui traverse toute l’Amérique Centrale. Des énormes camions la parcourent tout du long.

   Normalement, le voyage dure 9h. Nous avons quittés San Jose à 7h30. Arrivés à la frontière côté Costa Rica, nous avons attendu 3h pour avoir un tampon sur le passeport.
Cherchez Janine dans la file d'attente !
   Du côté Nicaragua, nous n’avons attendu qu’une heure ! Du coup, nous sommes arrivés à Managua à 19h30 (12h plus tard pour faire 460 kms).
 Le poste frontière du Nicaragua ressemble plus à un marché qu'à un batiment officiel.

   La capitale Managua est très étendue avec peu d’immeubles. Toutes les constructions sont de plain-pied. L’explication est simple : la ville a été détruite aux trois quarts par un tremblement de terre en 1972. Elle offre une vision particulière, comme celle d’un quartier sans fin. Les touristes n’y font que passer, ce qui est aussi notre cas. Nous avons quand même fait un tour de ville et pris quelques photos que voici :
Le palais présidentiel et l'ancienne cathédrale endommagée par le tremblement de terre.

La nouvelle cathédrale futuriste surmontée d'innombrables "tétons".

L'intérieur brut de béton.

La lagune Tiscapa est située en plein centre ville et occupe un ancien cratère.

      Janine ferme la grille d'entrée de la maison dans laquelle nous avons dormi. Tous les batiments, quels qu'ils soient, sont protégés par de solides grilles et barreaux. C'est vrai aussi pour le Costa Rica.

   Dans l’après-midi nous avons pris un minibus local pour la ville de León au nord.