jeudi 19 avril 2012

LA CÔTE EST

     Nous avons choisi de descendre sur la côte Est en TGV (train à grande VIBRATION !). L’heure de départ est prévue à 7h mais l’heure d’arrivée est (officiellement) indéterminée ! Le trajet est de 160 km environ. Nous ne partons qu’à 8h45 à cause de problèmes techniques sur la locomotive.

Il y a une forte affluence de passagers et tous ne trouveront peut-être pas de place !


Il y a 4 wagons de voyageurs dont 1 de première classe que nous avons pris.
 Cela ne vaut même pas le train de banlieue de chez nous !


     Le voyage promet d’être long à cause des nombreux arrêts prévus : 17 gares avec en plus des haltes ponctuelles dans de petits hameaux. Le train traverse toute une région enclavée et c’est le seul lien avec l’extérieur. Il permet de ravitailler les villages et aussi d’expédier leur production agricole. En descendant sur la côte Est, nous traversons une zone tropicale humide de collines couvertes de forêts.

Le train emprunte de nombreux tunnels et des ponts.
 Il passe au milieu de la végétation, et parfois les feuillages cinglent les vitres !


Les arrêts dans les gares sont très animés :
 beaucoup de vendeurs se précipitent pour proposer de quoi se ravitailler.


Dans une gare on peut même déguster des écrevisses !


La locomotive diesel qui tire les wagons de voyageurs et quelques-uns de marchandises dont le nombre varie en fonction des gares.


Parfois, un wagon est laissé sur place pour le remplir de produits locaux,
 de bananes par exemple.


Vers la fin du trajet, nous pouvons voir des forêts de ravenalas (ou arbres des voyageurs) de forme très caractéristique en éventail.





    Finalement, après de nombreuses pauses, nous arrivons à Manakara à la nuit noire, 
précisément à 20h45. Faîtes le calcul… et tout ça pour 160 km !!

Nos bungalows, près de la plage, dans un jardin tropical avec le fameux ravenala.


      L’intérêt de venir dans cette région est de naviguer sur le canal des Pangalanes. Il s’agit d’une immense étendue d’eau intérieure, parallèle à la côte, qui relie sur plus de 650 km Manakara au sud à Tamatave au Nord. C’est parfois sous forme d’un canal artificiel et la plupart du temps sous forme  de grands lacs naturels.

La balade se fait sur un bateau à rame.



Halte dans un village de pêcheurs.


Retour dans la ville de Manakara : un chariot de transport !


En fin d’après-midi, nous rejoignons la côte bordée par l’océan Indien. De ce côté de l’île, l’océan est agité. Il est dangereux de se baigner à cause des grosses vagues, de forts courants et aussi à cause des requins !
 Nous avons quand même pu nous baigner sur la plage de l’hôtel protégée 
par une barrière de rochers.


     Nous n’avons pas accès à internet facilement. Les articles ne seront sans doute pas aussi réguliers que pour les autres voyages. Nous ferons de notre mieux !

lundi 16 avril 2012

FIANARANTSOA

    Le dimanche à Madagascar est un jour « sacré », comme il l’était  avant en France. Bien sûr c’est un jour de repos. Les gens mettent leurs vêtements du « dimanche » et sortent en famille pour assister aux offices religieux. La ferveur est très grande dans la population qui est sollicitée par pas mal « d’églises différentes ».




En ville, le taxi est souvent un pousse-pousse.
 Dans ce pays pauvre, il est tiré par un homme qui parfois court sur le bitume pieds nus.


Partout où il y a un point d’eau (lac, rivière), des femmes lavent du linge
et certaines gagnent ainsi leur vie.


Nous sommes dans la partie centrale de Madagascar constituée de hauts plateaux situés entre 750 m et 1400 m d’altitude. Le climat est actuellement tempéré, un peu frais le soir, avec quelques ondées éparses. Les terres sont riches et c’est un peu le grenier à riz de l’île.


Voici des maisons d’exploitations agricoles ou petites fermes.


Le bois sert à faire la cuisine, ce qui aggrave la déforestation déjà très importante
que connait Madagascar.


La maison traditionnelle est à 2 niveaux avec un balcon. En général, la cuisine est tout en haut, sous le toit car il n’y a pas de cheminée et la fumée s’échappe par les fenêtres ou le toit de chaume.



La population est très jeune (3% seulement a plus de 65 ans). Il y a des enfants partout : le taux de fécondité approche les 6 enfants par femme. Malheureusement, ils vivent très souvent dans la pauvreté (60% de la population gagne moins de 1€ par jour).
 La plupart du temps, ils sont pieds nus et mal vêtus.



 Une misère perceptible et omniprésente, alors que
nous sommes dans une région riche de l’île.
Cependant les Malgaches sont souriants, disponibles et très accueillants.

Un bas quartier de la ville  Ambositra.



Les Malgaches sont de bons artisans et réalisent avec peu de moyens de beaux objets.
Un atelier de marqueterie.


Au bord de la route, la récolte de riz avec les enfants.



Vue générale sur la ville de Fianarantsoa.


Demain, nous prenons le train qui va nous emmener de Fianarantsoa (la deuxième ville du pays)
 à Manakara : ça promet d’être épique….

Revoici la carte pour vous montrer notre itinéraire.


samedi 14 avril 2012

ANTSIRABE


Une première journée et déjà beaucoup d’impressions. Le voyage en avion s’est bien déroulé avec cependant des turbulences tout le long du trajet. A l’arrivée, nous étions attendus et nous avons réglé quelques problèmes matériels.

Robert est ravi. Il a touché le gros lot : le voilà millionnaire (en ariarys !)
En ayant changé 1000 euros, nous avons touché près de 3 millions d’ariarys, ce qui représente d’énormes liasses de billets !

 

Nous avons commencé à suivre la route du sud : la nationale 7 (comme en France !). Heureuse surprise, nous roulons dans un superbe mini-bus « transporter » conduit par Jean Louis, un chauffeur-guide très sympa qui va nous piloter pendant pratiquement tout notre séjour (dans le sud comme dans le nord).




Les touristes au complet. A gauche : Robert et Monique,
au centre Gérard et Annie et à droite Jean et Janine.


Une première halte pour goûter ces succulents kakis.


Une vue d’un village typique «des Hautes Terres » entouré de rizières.


Les rizières sculptent de belles terrasses dans les collines.


Des villageois battant des bottes de riz.


Pour le déjeuner, notre chauffeur nous a trouvé une adresse inattendue dans ce pays.
Nous avons savouré du foie gras frais « fait maison ». Il est décliné en 5 saveurs : nature, au poivre vert, aux cinq baies, aux raisins secs et à la vanille !!


L’énorme avantage d’avoir un véhicule privé est que l’on peut s’arrêter à tout moment, et il y en a des choses intéressantes à voir le long de ce grand axe.

Des stands de jouets très colorés, fabriqués à partir de cannettes de bières et de boites de conserves.


Des stands de fruits très bien fournis.


Une femme paysanne venue couper de l’herbe.



mardi 10 avril 2012

MADAGASCAR : INTRO

MADAGASCAR

     Notre voyage à Madagascar va se dérouler du vendredi 13 avril au mercredi 16 mai. Un peu plus d’un mois pour découvrir cette île surnommée « l’île rouge ». Cette fois, nous voyageons à 6 (3 couples qui ont déjà fait de nombreux et lointains voyages ensemble !).


     Pour commencer, situons Madagascar : au sud-est de l’Afrique, dans l’océan Indien au niveau du tropique du Capricorne. A proximité se trouvent des îles bien connues : La Réunion, l’île Maurice, Mayotte, les Comores. A la différence de ces îles qui sont « petites », Madagascar est la quatrième plus grande île au monde, après le Groenland, la nouvelle Guinée et Bornéo. En superficie, elle correspond à la France, au Luxembourg et à la Belgique réunis !


     Faisons une présentation rapide du pays. Il offre des aspects très variés. Une côte est tropicale humide avec une végétation luxuriante, une partie centrale de hauts plateaux appelée « hautes terres », une côte ouest plutôt sèche. Madagascar est avant tout un pays rural : 75% de la population vit de l’agriculture. Le nombre d’habitants s’élève à 19 millions (dont la moitié a moins de 20 ans), ce qui est peu par rapport à la superficie du territoire. C'est un pays très pauvre et l’économie malgache repose depuis longtemps sur l’aide internationale. Les statistiques sont édifiantes : 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, 1/3 des plus de 15 ans sont analphabètes, 60% des habitants n’ont pas accès à un point d’eau aménagé. La principale difficulté des foyers malgaches au quotidien est liée à l’augmentation du coût de la vie : « mafy ady » = « les temps sont durs » !


     Notre voyage nous fera découvrir le sud puis le nord du pays. La première partie va nous conduire de la capitale Antananarivo (Tananarive) jusqu’à Toliara (Tulear) en suivant la RN 7. Puis nous prendrons l’avion pour revenir à Tana. La deuxième partie nous conduira, par la route, de Tana à Diégo- Suarez et Nosy-Be. Nous aurons à notre disposition un mini-bus 4x4, ce qui sera plus pratique et plus rapide (à 6, c’est intéressant de louer un véhicule avec chauffeur).


     Nous prenons l’avion à Marseille le 13 à 20h et après un vol direct de nuit de 10h, nous arrivons à Tana à 7h du matin. Sans perdre un instant, le mini-bus nous fera faire, dès le premier jour, la première étape jusqu’à Antsirabe. Les différentes étapes de notre premier périple sont bien marquées sur la carte, y compris l’excursion à Manakara par le train.

    Pour mieux suivre notre itinéraire, une carte de la partie sud de Madagascar restera en permanence en haut et à droite du blog.

    Voilà pour les infos avant le départ. Nous vous donnons rendez-vous, pour les prochains articles, depuis « l’île rouge » en fonction bien sûr des possibilités d’accès à internet.