dimanche 6 mai 2012

DIEGO : 1ère partie


   Diégo-Suarez est la principale ville du nord de Madagascar. Elle porte maintenant le nom d’Antsiranana, provenant du premier président malgache Philibert Tsiranana. Située à l’intérieur d’une immense baie, elle a eu son heure de gloire durant la colonisation française. Des sites naturels situés à proximité sont à notre programme : les Trois Baies, la Mer d’Emeraude et la montagne d’Ambre.


Notre hôtel domine cette baie (un bel arc en ciel se détache sur l’horizon).


Le centre-ville abrite les anciens bâtiments coloniaux relativement délabrés.
Se dégage une impression d’abandon et de décadence.


Il y a peu d’animation dans les rues. Une nonchalance domine dans toute la ville.


Quelques bars et restaurants sont les seuls endroits de vie (où l’on retrouve des jeunes filles à la recherche de compagnie…de vazahas (Blancs) de préférence !).


Les taxis de la ville sont presque exclusivement des 4L jaunes et ils sont nombreux :
impossible de faire une photo sans en avoir un dessus !
Comme ils ne sont plus tout jeunes, ils sont rafistolés jusqu’à être entièrement refaits !



Près du marché, un étalage très coloré de bouteilles contenant des achards
(de mangue, carotte, piment).



On trouve du très bon pain, pour le petit-déjeuner ou pour les sandwichs.
La fille n’a pas d’abcès dentaire mais mâche une boule de qat !


Nous faisons une longue promenade, en bord de mer, pour découvrir les Trois Baies.
Nous commençons par la baie de Sakalava qui est un magnifique site de kite-surf :
avis aux amateurs comme Denis…


La plage s’étire sur des kms et est déserte : c’est un petit paradis.


On peut y faire du footing, de la marche ou tout simplement « se sentir seul au monde ».



 En quittant cette baie, on en trouve une autre, tout aussi grande, appelée baie des pigeons.


Nous sommes seuls à nous baigner dans cet immense lagon !


Une vue du lagon protégé par la barrière de corail : l’eau a des reflets de toute beauté.


Quelques rochers noirs font penser à des tsingy de la mer !


La dernière baie, la baie des dunes est, elle aussi, immense avec de jolies couleurs.



Vous avez sans doute reconnu un …Pachypodium !


Et maintenant, un baobab de petite hauteur mais bien ventru.


Nous terminons notre promenade sur la plage de Ramena où nous pouvons prendre du bon temps, dans un cadre très simple et sympa !



Un très joli visage !




vendredi 4 mai 2012

TSINGY


A une centaine de kms au sud de Diégo-Suarez se trouve le parc national de l’Ankarana. Nous pénétrons d’abord dans une forêt sèche avec de grands arbres comme cet impressionnant  ficus.


Perché dans un arbre, un lémurien nocturne a été dérangé par notre passage.
Ses yeux globuleux ne lui permettent de voir que la nuit.


Un animal très difficile à discerner : un caméléon, roi du camouflage, qui se confond avec l’écorce de l’arbre. Sa tête est en bas et il est collé au tronc.


Un enchevêtrement de grosses lianes dans lequel passe Jean-Louis, notre chauffeur.


Nous quittons la forêt pour un espace rocheux étonnant, de couleur grisâtre.


C’est comme un grand plateau mais dont le relief est tourmenté : il est creusé de profondes entailles et la surface est loin d’être lisse !


A y regarder de plus près, il y a comme plein de petits picots pointus desquels partent des sillons verticaux. Ce relief est particulièrement rugueux et acéré. Il n’est pas facile d’y marcher même avec de bonnes semelles. D’où son nom : TSINGY qui veut dire « où l’on marche sur la pointe des pieds avec précaution ».


La nature de la roche est calcaire d’origine corallienne. L’érosion provient de la proximité d’un ensemble volcanique, la Montagne d’Ambre, qui a généré des pluies acides sur ce relief. Cela a provoqué toutes ces cannelures et pointes acérées.

 Ces Tsingy sont uniques au monde !


Différentes couches de sédimentation horizontales apparaissent très nettement.


Une euphorbe en fleur réussit à vivre dans ce milieu aride.


Ce relief calcaire est creusé de galeries et de tunnels. Cet endroit appelé « perte de rivières » en est la preuve. Trois rivières convergent ici en saison des pluies.


Elles se perdent dans ce gouffre pour réapparaître dans le canal de Mozambique.


Un ravitaillement au bord de la route.


Dans une épicerie, la patronne a comme caisse une grande boite en carton remplie de billets !


Un caméléon vert de peur en traversant la route !


Une 505 camionnette bien chargée : les passagers à l’intérieur et les bagages,
dont des meubles, sur le toit !


Nous empruntons une piste qui traverse une jeune forêt d’eucalyptus
 pour aller sur un site appelé « Tsingy rouges ».



Nous découvrons tout d’abord un grand canyon aux belles couleurs rouge et ocre.


Nous voici devant les grands Tsingy rouges.



Leur nom de Tsingy est dû à leur forme hérissée, mais la roche est tout à fait différente des vrais Tsingy puisqu’il s’agit de latérite sculptée par l’érosion.



A pas lents !


jeudi 3 mai 2012

ANKARAFANTSIKA


    A Tananarive, nous avons retrouvé notre chauffeur Jean-Louis, avec son mini bus, qui était remonté de Tulear par la route pendant notre séjour à Ifaty. Nous commençons un deuxième périple dans la « Grande Île », cette fois dans la partie nord.


    Nous allons monter par la RN 4 puis la RN 6 jusqu’à l’extrémité nord, à Diégo-Suarez, en faisant plusieurs étapes. Au début, nous continuons sur les Hautes Terres riches sur le plan agricole. Au fur et à mesure de notre progression, nous constatons une évolution dans les paysages. Des zones de cultures alternent avec des zones de buissons épineux ou de grandes étendues de collines recouvertes de hautes herbes et devenues incultes. Le phénomène de déforestation et d’érosion se trouve ici confirmé de façon flagrante.

Un groupe d’hommes a abattu les quelques arbres qui subsistaient. Il s’agit d’eucalyptus, une variété d’arbres à croissance rapide qui a été implantée dans l’île pour le reboisement. En arrière-plan les collines s’étalent complètement dénudées.


Un tas de bois est en train de se consumer à l’étouffée pour donner du charbon de bois.
En premier plan une grosse souche d’eucalyptus calcinée.


Quand il n’y a plus de végétation pour maintenir le sol, l’érosion due aux pluies tropicales créent des glissements et des effondrements de terrain appelés ici « lavaka ».


Tout le paysage est entièrement truffé de lavakas.


Heureusement, les paysages changent rapidement et ne sont jamais monotones.
Passage d’une rivière à gros débit (l’eau est de la même couleur que la roche : ocre !).


Une étape est prévue pour visiter la réserve d’Ampijoroa plus connue sous le nom de parc Ankarafantsika. Nous logeons dans des bungalows, en pleine nature, au milieu de bruits de toutes sortes la nuit.


Un trek dans la forêt plutôt dense nous permet d’observer une autre variété de lémurien que nous avons surnommé « lémurien panda ! »


Un caméléon essaie de se confondre avec la tige sur laquelle il est posé !


A proximité de la forêt, dans la savane, se trouve un gigantesque lavaka.


Nous pouvons observer les 4 derniers spécimens au monde de cette variété de baobabs.


Un animal qui pourrait être emblématique de Madagascar est le zébu. On le trouve partout dans l’île et il sert à tout. C’est avant tout un animal de trait : à deux, ils tirent une charrette et peuvent courir assez vite !

 Une charrette à roues en fer circule sur la RN 6 que traversent des touristes.


Dans un champ, deux attelages de zébus labourent.


Exceptionnellement, un gros zébu est seul à tirer un tombereau.


La femelle donne du lait (on a même mangé du reblochon local !). Et le pauvre zébu termine souvent son parcours dans une assiette sous forme de steak ou de brochette
 (très bon, comme le bœuf).

En changeant de région, on change d’ethnie : il y en a 18 en tout à Madagascar. Les coutumes varient et l’habitat aussi. Après les maisons à étages des Hautes Terres, voici des maisons basses avec varangue : une galerie tout autour.


Les murs sont en torchis et le toit en paille.


Nous continuons notre route vers le nord, toujours sur la RN 6.
Une famille heureuse se déplace simplement !


Une berline Peugeot 505 lourdement chargée passe devant un contrôle de gendarmerie… !


Dans un village des « stimulants» sont en vente : noix de cola et surtout feuilles de qat que l’on mâche longuement.


Avant d’arriver au parc de L’Ankarana, notre prochaine étape, la route se dégrade vraiment et les nids de poule deviennent des nids de dinosaure !


   Nous avons à nouveau accès facilement à internet. Nous allons donc pouvoir publier régulièrement...