jeudi 28 mars 2013

VERS LE MONT FUJI


Impossible de venir au Japon sans goûter aux sushis :
 il y a même des chaînes de restaurants spécialisés !
Un tapis roulant passe au bord de la table, et il n’y a qu’à se servir !

Il est possible aussi de commander sur un écran des plats précis, comme des soupes…
Bien sûr, il faut manger avec les baguettes.

Nous avons fait un véritable festin : c’est très varié, d’une fraîcheur exceptionnelle.
La chair crue des poissons, crevettes, poulpes… fond sous la dent,
 le riz est très goûteux et la sauce soja bien dosée accompagne admirablement le tout !
La boisson est le thé vert (vif !) japonais en poudre soluble (c’est spécial !).
La note se calcule tout simplement aux nombres de petites assiettes sur la table.

Nous quittons Tokyo et ses environs pour aller dans la région du Mont Fuji.

Sur la route, nous faisons un arrêt dans la ville d’Odawara pour visiter un « château ».
Le chemin longe les douves, sous des frondaisons de fleurs.


La construction est plutôt une grosse tour occupée autrefois par le «seigneur » de la région.



C’est un haut lieu touristique prisé des japonais qui peuvent en même temps faire le « hanami».

Le croirez-vous ? Parmi ces centaines de milliers de fleurs, il n’y a pas une seule abeille !
Notre explication est la suivante (à confirmer par Yannick…) :
Tous ces sakura sont des arbres d’ornement qui ne donnent pas de fruit.
Il n’y a donc pas de pollinisation des fleurs…donc pas d’abeille !


Nous constatons qu’en plus des fleurs, les japonais apprécient également la bonne chair.
 D’une façon générale, ils sont très consommateurs…
 les stands de nourriture, mais aussi de souvenirs sont pris d’assaut !

Nous suivons leur exemple et nous mangeons sur place…

Sous le regard amusé de Ryo, Jean va-t-il réussir à s’en sortir avec ses baguettes…

Pas si mal !!

Nous continuons vers la région volcanique de Hakone.
Des nuages de vapeurs sulfureuses s’échappent des flancs de la montagne.

Dans un bassin, l’eau surgit en bouillonnant…

On y plonge des œufs qui sortent noirs après cuisson,
 mais l’intérieur est un œuf dur normal.
 Les japonais en sont friands car en manger prolonge la vie de 7 ans.

A proximité de Hakone, se trouve un lac au bord duquel nous pouvons admirer un beau et grand Torii,
 les pieds dans l’eau.

Ayant quitté la maison de Phengdy, nous plongeons dans la plus pure tradition japonaise…
Nous passons la nuit dans un hôtel appelé « ryokan ».
Comme nous sommes deux couples, le petit appartement est constitué d’un salon et de deux pièces servant de chambres, fermées par des portes coulissantes.
A l’intérieur, nous troquons nos vêtements pour des kimonos pour être plus à l’aise.

Le Japon est un pays volcanique, et possède des sources d’eau chaude.
Des sources thermales, appelées « onsen », jaillissent d’un bout à l’autre du pays, qui en compte plus de 3 000, dépassant de loin le nombre de sources chaudes d’Islande.
Nous quittons l’appartement, dans cette tenue, pour aller nous relaxer dans l’onsen de l’hôtel.

 Notre hôtel a, en effet, sa propre source d’eau chaude : des bassins, en extérieur, ont été aménagés pour s’y baigner. Attention, les hommes sont séparés des femmes car le bain se prend tout nu (pas de photo !).
 Nous passons un bon moment dans une eau à plus de 40°, et l’expérience est vraiment agréable
 (ça plairait beaucoup à Jean Louis !).
Au retour, nous « récupérons » en buvant une bière, car le corps a eu chaud !

Dans la journée, les chambres sont vides, mais la nuit venue, il faut sortir les futons des placards,
 les poser sur les tatamis et faire les lits.


Le lendemain, nous arrivons au pied du Mont Fuji.
C’est le plus haut sommet du Japon à 3 776 m.
Cet ancien volcan est couronné de neige en hiver et sa photo a fait le tour du monde.
Malheureusement, le temps est à la pluie, et nous ne verrons que le panneau publicitaire !

Voici ce que nous aurions pu voir en cette saison !



Après cette région, nous filons en « shikansen-nozomi » vers Kyoto.
C’est l’équivalent de notre TGV. A l’intérieur, on se croirait dans un avion plutôt que dans un train.

lundi 25 mars 2013

ENVIRONS DE TOKYO


La saison des sakura (cerisier japonais) est une véritable tradition nationale au Japon.
A tel point que le 20 mars (jour du printemps) est un jour férié.
Cela permet à la population de célébrer cet événement en participant au « hanami »,
qui signifie « aller voir les fleurs ».

Tout au long de notre voyage, nous verrons des arbres en fleurs un peu partout, et en particulier dans des parcs où ils sont regroupés en grand nombre.
Lorsqu’ils fleurissent en même temps, cela donne un résultat spectaculaire.
La nature renaît après l’hiver, et pour les Japonais c’est un moment de réjouissance.
Traditionnellement, ils se retrouvent en famille, entre amis, en tout cas en groupes,
 pour vivre des moments de convivialité.
Les Japonais, de nature formels et réservés, peuvent se relâcher durant ces moments-là.

Après la ville de Tokyo, nous poursuivons nos visites par des sites situés dans les alentours.
Pour être plus précis, ils sont numérotés sur la carte ci-dessous :

Une escapade dans la région de Mito nous conduit dans l’un de ces parcs fleuris.
Ici, il y a mélange de cerisiers et de pruniers en fleurs.
Les japonais, fidèles à leur image, photographient sous tous les angles !


Il y a même des cerisiers bonzaï en fleurs !

Un ancien palais d’été se trouve dans le parc.

La construction est traditionnelle avec des panneaux de bois peints.


Le pique-nique permet de bien profiter de l’environnement.

Au Japon, il y a trois « Daibutsu », c’est-à-dire « grand bouddha ».
Celui-ci est le plus haut : 120 m de hauteur, tout en bronze.

Une autre excursion à Kamakura permet de voir quelques monuments.
Le temple Hase-Dera est un temple bouddhique, l’un des plus populaires de la région.

Une armée de statuettes de Jizo, bodhisattva protecteur des voyageurs et des enfants.

Le plus grand sanctuaire shintoïste de Kamakura.

 Le deuxième «daibutsu » se trouve ici à Kamakura.
Achevée en 1252, la statue en bronze de 121 tonnes ne mesure que 11 m de haut
 et en fait le plus petit des trois.

Phengdy a organisé un dîner avec une famille japonaise.
Au menu : salade fraîcheur au saumon fumé, hachis Parmentier et mousse au chocolat.
Nous avons des échanges intéressants sur nos modes de vie, mais avec la mondialisation ceux-ci ont tendance à se rapprocher. Pour caricaturer, les Français se mettent à manger des sushis et les japonais à boire du vin !

Un grand merci à Phengdy et Ryo pour nous servir de guide :
cela nous permet de mieux appréhender la société japonaise.

Nous faisons une troisième excursion, sur le site de Nikko,
inscrit au patrimoine mondial de l’humanité.
C’est un ensemble de temples datant de l’époque des shoguns,
 seigneurs féodaux d’avant l’empire nippon.

Cette pagode de 5 étages est dépourvue de fondations. Elle contient un long poteau suspendu, oscillant comme un pendule pour rétablir l’équilibre en cas de tremblement de terre.

La porte du « coucher de soleil » richement ornée de sculptures colorées
 et de peintures rehaussées à la feuille d’or.



Le sanctuaire principal shintoïste Tosho-Gu.
Belle porte en bronze du tombeau d’Ieyasu.

Un « Torii »  marque chaque entrée d’un sanctuaire shintoïste :
cela permet de faire la différence d’avec un temple bouddhique.

Le site de Nikko est très étendu :
nous passons d’un endroit à l’autre en suivant une longue allée de cyprès,
 bordée de nombreuses lanternes en pierre.

Un autre sanctuaire du site de Nikko, richement décoré aussi.

Un tombeau dans un cadre superbe de cryptomerias.

Cérémonie au temple pour le bébé (l’équivalent du baptême).

Un couple de futurs mariés accueillant les invités.

Le mariage religieux à l’intérieur d’un temple (les mariés sont de dos).