mercredi 6 novembre 2013

KUNMING - DALI - SHAXI


KUNMING
Après avoir développé la côte Est bordant la mer de Chine, comme les villes de Beijing, Shanghai ou Guangzhou (Canton), la Chine a entrepris, maintenant, de développer le centre du pays.
Le nouvel aéroport international de Kunming a ouvert ses portes en 2013.

Ainsi, les villes comme Xi’an ou Kunming ont connu ces dix dernières années un développement sans précédent, passant directement d’un passé quasi féodal au 21ème siècle.
 Il faut dire que les autorités n’y vont pas par quatre chemins !

Rasant des quartiers entiers d’anciennes maisons au centre-ville (en expulsant ses habitants),
 elles installent à la place des immeubles ultra-modernes abritant des boutiques de grand luxe !

Le cadre est vraiment chicos ( !), avec de larges rues et places piétonnes…
reléguant aux oubliettes la Chine séculaire.
Une partie de la population chinoise a suivi le changement et il est étonnant de voir combien de jeunes (et moins jeunes !) profitent de cette nouvelle vie (iphones, articles de luxe…).

Bien que la population dans son ensemble ne bénéficie pas de toutes ces « bonnes choses »,
 le niveau de vie a nettement augmenté.
Pour le voyageur étranger ou pour le chinois moyen, le coût de la vie n’est pas donné :
 de 5 à 10 euros pour un repas, pas moins de 35 euros pour une chambre…
c’est plus cher que dans d’autres pays asiatiques comme la Thaïlande.
La Chine est maintenant un pays développé et connait les mêmes problèmes que nos pays occidentaux : vieillissement de la population et problèmes pour les retraites (!!), coût du logement en centre-ville (bulle immobilière !)…
Le responsable de l’agence Cielyunnan (basée à Kunming) nous accueille en nous offrant un repas typique : c’est un ensemble de plats, plus savoureux les uns que les autres, présentés sur un plateau tournant, servis avec du thé vert, de la bière ou … de l’eau !


Dans la ville moderne, subsiste un parc abritant le temple Yuantong,
l’un des plus anciens temples bouddhiques de Kunming.
Au centre du lac se dresse un pavillon octogonal dédié à Guanyin, le bodhisattva de la compassion.

Dans les jardins publics, la population se rassemble pour danser,
 faire de la gymnastique ou pour jouer au jeu d’échecs chinois.
LE YUNNAN DU NORD OUEST :

DALI  
    Jusqu’à maintenant, nous avons vu la Chine des grandes métropoles, à la fois culturelle et historique mais aussi ultra-moderne et hyper développée.
Maintenant, nous partons à la découverte de la Chine rurale
et en même temps des minorités ethniques.
Ce changement brutal se constate dans les toilettes publiques :
Du côté des hommes, il y a l’urinoir à gauche (très jaune) et pour le « gros besoin »,
 cela se passe dans des alvéoles au-dessus d’un caniveau.
Nous avons vu des hommes dans cette position continuer leur conversation !

    Une parenthèse sur la population : sur les 1,3 milliard de chinois, 93% sont des Han, ethnie très largement majoritaire et surtout installée dans les zones développées de l’Est.
Leur langue est le mandarin, langue nationale obligatoire pour tous.
 Les 7% restant sont des minorités ethniques. Ils représentent quand même plus de 100 millions d’individus (que le pouvoir central ne peut pas négliger !) et surtout, ils occupent 60% du territoire, essentiellement des zones moins riches et situées sur le pourtour du territoire, près des frontières. Ils ont souvent des points communs avec les populations des pays voisins.
Ayant une langue et des coutumes différentes des Han, ils se sentent « envahis »
 et bénéficient moins de l’essor économique du pays.
    Sur les 56 minorités ethniques officielles du pays, le Yunnan en compte 25,
 ce qui constitue un attrait majeur pour le tourisme.

An nord de Kunming, la ville de Dali est majoritairement occupée par l’ethnie Bai,
dont le costume traditionnel est blanc.

Le centre-ville a gardé ses maisons traditionnelles aux toits de tuiles arrondies
 où pousse parfois de l’herbe !

Nous entrons dans une « gargote » pour y déjeuner.

Le repas est constitué d’un bol de viande de porc en sauce très parfumée,
 accompagné d’un bol de noodles de riz (pâtes).

Dans la rue principale, un groupe d’élèves filles, en uniforme,
 sortent de l’école et mangent leur goûter.

Des mamans portent leur bébé à la « chinoise ».


Nous faisons un petit tour dans la campagne environnante en vélo : le terrain est plat !



Les champs sont cultivés en rizières ou en cultures maraîchères.
Les maisons, plutôt cossues, sont blanches avec de belles décorations,
 et sont regroupées en villages.


Un marché permet d’avoir un aperçu des coutumes de la population locale :
costumes, hotte, porte-bébé (à l’intention de Florence et Viviane !)



Un homme fume une cigarette à l'aide d'une grosse pipe métallique.

La femme porte un vêtement de protection contre la pluie en fibres végétales.


Un costume de l’ethnie Yi.


La Chine est connue pour son canard laqué, mais il y a aussi toutes sortes de viandes laquées.


Sur le lac Erhai, des cormorans ont été apprivoisés pour pêcher.


SHAXI

Un peu plus au nord, la ville de Shaxi est occupée par l’ethnie Naxi .
Sur la place centrale se trouve un beau bâtiment très ouvragé, qui sert de théâtre.

Les ruelles sont bordées de maisons dont les façades sont en bois,
 ce qui leur donne beaucoup de charme et de caractère.


Dans la campagne, c’est la période de la récolte du riz. Tout se fait de manière artisanale.



mardi 5 novembre 2013

PEKIN - XI'AN


LA   CHINE


L’automne arrive doucement…annonçant la période de migration…
Nous nous « envolons » le mardi 8 octobre…vers la Chine,
 première étape d’un très long périple hivernal !


Le circuit que nous allons effectuer a été organisé de main de maître par Gérard,
 en liaison avec une agence locale de tourisme basée à Kunming :
Comme la Chine est immense (17,5 fois la France), nous limitons nos visites à 3 endroits :
Les deux premiers, Beijing et Xi’an, sont plus axés sur le culturel, et le troisième concerne la découverte de la province du Yunnan : son environnement, ses paysages et ses minorités ethniques.

   PEKIN (ou BEIJING)
Pourquoi le nom Beijing ? En 1958, les chinois adoptèrent un système de transcription de leur écriture en alphabet romain appelé pinyin, à partir de la phonétique.Ainsi, les mots chinois Mao Tse Toung et Pékin se transcrivent  Mao Zedong et Beijing ! Le pinyin est très utilisé pour écrire le chinois avec les ordinateurs (il n’est pas possible d’avoir un clavier avec tous les caractères chinois, beaucoup trop nombreux !!). 
En Chine, nous voyageons à 6, les mêmes qu’à Madagascar :
Annie et Gérard, Monique et Robert, Janine et Jean.
Le matin de notre arrivée, nous sommes accueillis par notre guide qui nous emmène directement à notre petit hôtel, une siheyuan, maison traditionnelle de Pékin.

Comme dans beaucoup de pays d’Asie, la pratique d’une gymnastique matinale permet de détendre tout le corps et d’assouplir le dos !!

Le temple du Ciel, grande rotonde dont la structure est en bois, repose sur 3 terrasses de marbre blanc. Le Fils du Ciel (l’empereur) venait y célébrer des rites en faveur de la moisson et aussi solliciter la clémence divine.


Le temple des Lamas est le temple du bouddhisme lamaïste le plus important hors du Tibet.
Son architecture de toits imbriqués correspond bien à celle d’un temple tibétain.




La « célèbre » place Tian’anmenest la plus vaste au monde (40 ha).
De très nombreux touristes chinois et étrangers y circulent de façon ininterrompue.


Tout au fond se trouve la porte de « la Paix céleste », entrée sud de la Cité Interdite.
 C’est de là que Mao proclama le 1eroctobre 1949 la république populaire de Chine.

 La Cité Interditeest formée d’un ensemble de bâtiments anciens, le plus vaste et le mieux préservé du pays. Elle fut la résidence de 2 dynasties impériales.
Autrefois, y pénétrer sans autorisation se soldait par l’exécution immédiate !
Le site tout entier fait 72 ha. Il est constitué d’une succession de portes, de cours et de palais, en allant crescendo dans la magnificence.
Les palais de « l’Harmonie du Milieu »et de « l’Harmonie préservée ».



L’un des plus beaux édifices est le palais de « l’Harmonie suprême »…




De la colline de « Charbon », la vue embrase toute la cité interdite.

La Grande Muraille est le site incontournable du pays.
Formée d’une succession de remparts plutôt que d’un mur unique, la Grande Muraille traverse la Chine de la côte Est jusqu’aux confins du désert de Gobi à l’ouest, sur plus de 5 000 km de longueur.
Sa construction commença au VIIème siècle av. J.-C et se prolongea des siècles durant.
Destinée à arrêter les « barbares » venus du Nord, elle n’empêcha pas Gengis Khan (et plus tard les Mandchous) de la franchir pour envahir et conquérir toute la Chine !

Haut de 6 à 18 m et large de 6 m en moyenne, cet ouvrage colossal est jalonné de près de 25 000 bastions et de 15 000 tours de guet.

Nous sommes seuls sur la Grande Muraille !!

Un peu de shopping dans une rue commerçante, avant de quitter Pékin



   XI’AN


Alors que Pékin compte plus de 20 millions d’habitants, la ville de Xi’an n’en compte que 9 millions !! Cette ville serait restée ignorée du monde entier s’il n’y avait eu la découverte fortuite en 1974 de la fameuse Armée enterrée.
En 210 av. J.-C, le 1er empereur de Chine se fait enterrer avec une armée de soldats en terre cuite, grandeur nature, censée le protéger pour l’éternité !


Les 7 000 statues sont en ordre de bataille, sur 11 colonnes : fantassins armés de lances et d’épées, conducteurs de chars, cavaliers et officiers.

Les soldats mesurent environ 1,80 m, et il n’y en a pas 2 identiques :
 chaque personnage a une expression particulière.




La ville de Xi’an fut longtemps la capitale de la Chine : depuis environ le 7èmesiècle av. J.-C jusqu’au début du 10ème siècle de notre ère.
Durant cette période, la civilisation chinoise est en plein essor : découverte de la poudre à canon, de l’écriture, de la soie (Xi’an est le point de départ des différentes routes de la soie).
Différentes dynasties se sont succédées, la dernière, celle des Tang , permit à la capitale d’atteindre son apogée.
L’empereur, entouré de toute sa cour, était tout puissant.
Nous assistons à un spectacle rétrospective.

Xi’an est l’une des rares villes chinoises à avoir conservé ses anciens remparts.
Erigée en 1370, l’enceinte de 12 m de hauteur est entourée de douves et forme un rectangle de 14 km de périmètre.

C’est un lieu de promenade privilégié, d’où l’on peut apercevoir, à l’extérieur, la ville moderne avec ses nombreux buildings.


Avec le commerce de la soie, des commerçants musulmans du Moyen-Orient vinrent s’installer à Xi’an.
Dans l’enceinte des remparts, tout un quartier est occupé par les Hui de confession musulmane.


La cuisine chinoise est très riche et variée : chaque région a ses spécialités.
Celles de Xi’an sont les raviolis et aussi la fondue à base de bouillon
(chaque convive a son poêlon).

Un cours de calligraphie permet d’en savoir plus sur l’écriture chinoise :
Les élèves sont très attentifs !
La base de l’écriture est constituée de 214 radicaux.
Par exemple, il existe le radical de l’eau…on lui adjoint un autre symbole et cela signifie alors rivière, ou bien lac ou bien mer…
Il y a ainsi environ 56 000 caractères différents…mais un chinois d’un bon niveau d’instruction en connait seulement de 6 000 à 8 000 !

Pour terminer, nous vous montrons un « vélo électrique ».
C’est emblématique de la Chine : dans le centre-ville, les deux roues sont tous électriques
(moins de bruit et moins de pollution : nous sommes loin derrière !).
Par contre, pour ce qui est de la pollution en général (industrielle, domestique…),
c’est la catastrophe en Chine !!!
L’atmosphère dans les villes est toute grise (difficile d’apercevoir un coin de ciel bleu !).
Par contre, les rues sont d’une propreté irréprochable avec des toilettes publiques un peu partout (nombreux employés !).