dimanche 20 novembre 2011

Trek autour de MAE HONG SON

          UNE TOTALE IMMERSION

    L’affiche a tenu ses promesses : sueur, chaleur, nuit à la dure mais bonne nourriture, très bon guide et surtout  beaucoup d’intérêt.Nous sommes partis un groupe de 6 trekkeurs : 2 couples de jeunes français et nous (le guide Dam nous a surnommés papa et mama !). Il a 56 ans (quand même !) et  beaucoup d’énergie. Tout au long de ces 2 journées, il nous a donné une foule d’infos sur les villages visités mais aussi sur le pays en général. Son anglais, pas toujours correct, est très riche en vocabulaire. D’entrée, vu les  conditions d’accès et les premiers contacts, nous avons réalisé que nous étions dans l’authentique, que nous serions les seuls touristes sur le circuit. Dam connait parfaitement les villages traversés et a un excellent contact avec les habitants (il parle leur dialecte et il y a une bonne complicité entre-eux). Nous avons donc été bien accueillis partout.
Le premier village dans la montagne

Les 2 premiers villages sont  peuplés de Mongs  venus du nord  Viet Nam (ils ont fui après la débâcle des américains car ils les ont aidés dans la guerre). Installés dans cette région, on reconnait tout de suite leur présence car ils déforestent partout sans grand intérêt pour l’environnement. D’ailleurs, leurs villages sont sales (des ordures un peu partout), de même que leurs maisons construites directement sur la terre battue. Certains arrivent cependant à gagner assez d’argent pour avoir gros pick-up, télévision,  beaux bijoux pour les femmes… Le comble, c’est que maintenant ils exploitent des réfugiés birmans comme main d’œuvre à bon marché !
L'extérieur d'une case Mong

L'intérieur d'une case Mong

Cultures de choux pour être vendus sur Bangkok, mais il y en a qui ont pourri sur place à cause des problèmes de transport dûs aux inondations.(un clin d'oeil à la bretagne !)


Pour passer d’un village à l’autre, nous avons parcouru des sentiers qui nous donnaient souvent de très belles perspectives sur les montagnes environnantes.
La montagne a été bien défrichée.
  

Champ de riz de montagne

Un cultivateur Karen en train de battre des bottes de riz.

Cliquer pour voir une petite vidéo (essai)

Le village dans lequel nous avons passé la nuit est un village Karen. A l’opposé des Mongs, les Karen ne déforestent pas inconsidérément : ils font tourner leurs cultures tous les 3 ou 4 ans sur les mêmes parcelles. Leur village est plus pauvre mais bien plus propre. Les maisons sont construites sur pilotis et il faut se déchausser pour y entrer !
L'extérieur d'une case Karen
Un mortier mécanique à pied qui sert à décortiquer le riz.
  
Une mère et ses petits...
  

A l’intérieur, c’est très sommaire, une pièce principale où se trouve un foyer pour faire la cuisine (sans cheminée ! et une petite pièce qui sert de chambre pour toute la famille. Le plancher et les murs sont faits de bambou et le toit est en feuilles de palmier.
Le coin cuisine.

Comme le village est très pauvre (pas d’électricité, pas d’approvisionnement régulier), le guide Dam avait apporté tout l’approvisionnement pour les repas. Il a lui-même cuisiné le dîner que nous avons mangé à 17h en compagnie de plusieurs familles qu’il avait invitées. C’était pour tous un repas de fête !!
Ensuite, nous avons passé la soirée à aller de maison en maison pour rendre visite à leurs occupants. Nous avons vu à chaque fois la même disposition avec la famille réunie autour du foyer.

          Nous avons passé la nuit dans la maison d’accueil du dîner, tous les 6 en rang d’oignon sous des moustiquaires. Cette fois, il n’y avait aucun matelas (directement sur le bambou assez souple heureusement !). Nous avions 3 couvertures et malgré cela, il a fait froid la nuit (la maison est ouverte aux quatre vents !).

Le lendemain matin, nous avons fait le tour du village qui est composé seulement de 16 familles (10 chrétiennes et 4 bouddhistes… mais très bonne entente entre-elles !).
J'attends des commentaires sur cette photo !
Une charmante femme Karen nous a reconduits à la voiture, les autres jeunes trekkeurs continuant pour faire une journée camp dans la jungle (merci, pas pour nous, une seule nuit à la dure nous suffit !!).

Nous sommes revenus dans la petite ville tranquille de Mae Hong Son où nous avons retrouvé une bonne douche, internet, une bonne bière… Néanmoins, nous pouvons dire que nous avons vécu une excellente approche des gens et de la nature de cette région encore bien isolée de Thaïlande. Cela restera sans nul doute un point fort de notre voyage .

vendredi 18 novembre 2011

MAE HONG SON

     Vous avez pu voir sur la carte du précédent message l’itinéraire que nous avons fait aujourd’hui entre Chiang Maï et Mae Hong Son. Mais ce qui n’est pas indiqué, c’est que la route traverse des montagnes et qu’elle est très (très !) sinueuse. Il y aurait 1864 virages (d’après le routard) sur près de 250 kms (Monique aurait bien apprécié !). Au bout de mille, nous avons arrêté de compter !!

Il double en négligeant allègrement la ligne jaune !



  Nous avons découvert  Mae Hong Son qui est une petite ville très isolée dans le pays. C’est un peu comme Mae Salong précédemment, mais avec plus de charme. En effet, il y a un petit lac sur les bords duquel se trouve un magnifique vat.



A la nuit tombée, belles illuminations sur le vat.


 Le soir, autour du lac, se tient un petit marché de nuit où viennent acheter des touristes thaïlandais et se promener quelques rares touristes occidentaux.
Charmantes jeunes filles en costume traditionnel local.



   Nous pensions ne trouver que quelques gargotes pour se restaurer, et en fait il y a un super resto fréquenté par ces mêmes  touristes thaïlandais. Les plats sont succulents et nous avons mangé à deux pour moins de 10 euros !
 Du kai ho bai teo (poulet cuisiné dans des feuilles parfumées).


   Notre intention en venant ici était de retourner à la découverte de villages et de la montagne. Nous avons donc prévu de refaire un trek sur 2 jours comme à Chiang Raï. Nous avons contacté une agence et mis au point un circuit. Initialement, le guide prévoyait 1000 m de dénivellé et devant la réaction de Janine, il a changé l’itinéraire…

Inutile de traduire pour dire qu'on va en baver !

jeudi 17 novembre 2011

CHIANG MAÏ

  Nous avons quitté Chiang Raï avec un peu de nostalgie car nous y avons passé de bons moments.
Notre charmante guest house de Chiang Raï
Départ en tuk-tuk pour la gare routière.

  Arrivés à Chian Maï, nous avons visité la vieille ville hier après-midi. Certains d’entre vous connaissent déjà et seront sans doute d’accord avec nous pour dire qu’elle a beaucoup de charme. Ceinturée par un canal en forme de carré, elle est constituée de petites ruelles tranquilles, de petits marchés et de quelques vats (temples) intéressants.
Le vat du Bouddha de cristal
Le vat du Bouddha Lion
La prière du soir dans le grand vat
  Le soir, nous sommes allés au célèbre night bazaar (on pourrait dire aussi le Big Bazaar). Bien sûr, il y avait pas mal de touristes (on y a vu les groupes des tours opérators), mais il y avait davantage de thaïlandais (qui aiment bien flâner et chiner comme les touristes !).


 Aujourd’hui, nous avons quitté la vieille ville pour la périphérie de Chiang Maï. Ainsi, nous avons vu le vat Chet Yod (le plus ancien), quelques magasins d’artisanat puis déjeuner dans la rue.
De très bons nems et beignets de banane.
Des fruits frais dont des ananas succulents !
 Chère lectrice, si tu avais été avec nous, Jean t'aurait offert ces magnifiques orchidées !
 Nous irons à l’extérieur de Chiang Maï à notre retour de Mae Hong Son, la destination de demain. Nous avons prévu de rester là-bas 3 jours.

 PS :   Ce qui ne peut pas être montré en photos, ce sont tous les petits à côté de la vie quotidienne ici. Par exemple : de manger dans de petits restos de rue le soir en plein air, de se faire masser (massage Thaï très tonique, ou bien massage aux herbes ou à l'huile parfumée), de se faire couper les cheveux (pour Jean, de ce qu'il en reste !) par des mains aux doigts fins et agiles, de vivre dans une atmosphère en permanence sereine et apaisante (loin de nous les infos traumatisantes et la campagne électorale !).

mardi 15 novembre 2011

Le Triangle d'Or

   La virée en jeep a été palpitante. D’abord, la conduite à droite, ce n’est pas si évident ! Ensuite, nous avons emprunté de petites routes de montagne, très sinueuses et étroites, ce qui parfois était impressionnant. Les paysages étaient magnifiques : cultures (thé, riz , café, maïs…), forêts, villages.



   Nous avons dormi à Mae Salong, une petite ville peuplée de réfugiés chinois du Kuomintang. La guesthouse était confortable, surtout pour 20 euros en demi-pension pour nous deux. Dans cette région, la plupart des villages sont peuplés de réfugiés ayant fui la Chine ou le Myanmar.
Une femme de l'ethnie Akha



Une femme avec les dents colorées par le bétel


  Le 2ème jour, nous avons roulé sur la ligne de frontière Thaïlande- Myanmar, en passant plusieurs checks  points militaires(en ce moment, il n’y a pas de tension entre les 2 pays !). Nous sommes ensuite passés à Mae Sai la ville la plus septentrionale du pays et nous avons vu à Sop Ruak l’endroit où les 3 frontières se touchent appelé parfois triangle d’or. Or cette expression correspond plutôt à toute la région à cheval sur les 3 pays où l’on cultivait le pavot pour fabriquer l’opium. C’était une région réputée pour son insécurité à cause du trafic qui en découlait. Il semble que ce soit du passé, cependant…mais ça serait trop long de développer.




Le camp militaire thaïlandais constitué de tranchées et de bunkers



  Maintenant nous partons pour la région de Chiang Maï.