JARDIN (prononcez : rrrarrdine),
quel joli nom pour un village montagnard de la région d’Antioquia !
Nous voulions terminer notre voyage en
Colombie par un dernier séjour
dans l’un de ces merveilleux
« pueblos » typiques de ce pays, et non pas à Medellin !!
Plusieurs personnes rencontrées nous l’avaient
recommandé …et nous en sommes ravis !
Au niveau logement, nous sommes montés en
gamme, pour finir en beauté !
Hôtel luxueux aux beaux matériaux :
huisseries en bois massif, intérieurs spacieux…
et surtout une chambre donnant sur une
grande terrasse personnelle, face à la montagne.
La
chambre est équipée d’un lit king size et d’un petit frigo.
Nous avons doublé le budget normal et
payons la fortune de 60 euros, petit déjeuner compris !
Le seul bémol, c’est que, au début, nous sommes les
seuls clients et nous nous sentons plutôt isolés.
L’hôtel est bien situé, à un quadra et
demi de la place centrale, endroit le plus animé du village.
Et de l’animation, il y en a puisque
c’est la semaine sainte, moment important ici !
Le village de Jardin présente une jolie
architecture, avec des maisons aux balcons colorés.
On a l’impression que chaque maison a
fait un effort de décoration pour se distinguer des autres.
Il faut reconnaitre que les couleurs sont
osées mais la ville semble ainsi plus joyeuse !
Derrière ces fenêtres, on découvre un
intérieur rempli de plantes (anthuriums).
La grande place pavée est occupée en
grande partie par des tables et chaises en bois colorées.
Il y a aussi divers stands : de
nourriture (fruits et sucreries), de boissons et de souvenirs.
Cette femme tresse une pâte sucrée
agréable à déguster.
En fin d’après-midi, d’autres stands de
nourriture se rajoutent : pour faire frire des plats locaux.
Le dimanche des rameaux, l’église est
pleine à craquer (plafond bleuté, colonnes gris et or).
A la sortie de la messe, la foule envahit
le parvis de l’église qui est construite en granit gris.
L’après-midi, la place est grouillante de
monde, surtout de gens venus de la campagne alentour.
Cela se voit dans les tenues vestimentaires :
hommes aux chapeaux, femmes endimanchées.
Il y a aussi bien sûr des touristes, mais
essentiellement colombiens, très peu d’occidentaux.
Nous avons l’impression d’assister à une
fête de village comme il y en avait avant chez nous.
On a même droit à la sérénade jouée par
une fanfare de jeunes musiciens (école de musique).
Une chiva ancienne promène des touristes.
A l’intérieur d’un café-bar, les hommes
boivent et jouent aux cartes.
Certains hommes sont venus à cheval :
ils portent un poncho plié sur l’épaule.
On voit bien que la tenue traditionnelle
d’un campesino est le chapeau et le poncho sur l’épaule.
Voici un autre campesino au
chapeau !
En semaine, il y a des « cow
boys » qui font le tour de la place en paradant sur leur cheval.
Salento et Jardin sont des villages
situés en moyenne montagne, dans la zone de culture du café.
Les paysages environnants sont verdoyants
et prêtent à de nombreuses promenades.
Nous grimpons à un belvédère pour dominer
la ville, pas très étendue.
Pour redescendre, on va utiliser cette
benne, assez rudimentaire.
On s’entasse à 4 dedans…
et le trajet se fait tout en se balançant
au-dessus du vide (il faut avoir confiance !).
Nous faisons une promenade dans la
campagne environnant le village.
Voici une maison typique avec une véranda
qui l’entoure.
Nous passons sur un ancien chemin
muletier maintenant délaissé au profit de la route.
C’est la plante au monde qui a les plus
grandes feuilles (oreilles d’éléphant !).
Cette cascade a une hauteur de 35 m (je
suis tout petit sur le côté).
Nous rencontrons des gens dans une maison
ancienne qui nous offre un remontant (aguardiente).
L’activité agricole se répartit entre
l’élevage, les cultures de café, de bananiers,
de canne à sucre et de tomates en serre.
Quelques beaux points de vue obtenus lors
d’une sortie en VTT
(cela change du massif des Maures !).
Nouvelle sortie à la journée pour aller
dans une plantation de café familiale.
Auparavant, nous passons voir une
coopérative qui achète le café aux petits producteurs.
Le stock de café en sacs est quand même
impressionnant.
Voici les cours du café pour la marque
Nespresso ! Vous buvez peut-être du café qui vient d’ici !
La plantation se trouve en haut de la
montagne, face à un magnifique paysage.
Nous passons d’abord dans un champ de
bananiers…
puis arrivons au niveau des caféiers bien
en pente, et surtout plantés très denses.
Le propriétaire est en train de cueillir
les grains de café mûrs (rouges).
Remarquez à sa ceinture, un instrument vital : une machette !
Au pied d’un cèdre centenaire au milieu
des caféiers.
De retour à la finca, le café est passé dans
un moulin pour enlever la peau rouge.
Ensuite, les grains de café sont mis à
sécher puis vendus.
On a droit dans cette finca à un repas
traditionnel cuit au feu de bois de caféier.

Galettes de maïs, bananes à cuire, ribs
de porc, riz et haricots rouges !
Sur le chemin du retour, nous passons par de jolis points de vue.
Les pans de la montagne sont couverts de
caféiers.
Nous terminons en vous montrant un oiseau
vraiment spécial que l’on ne voit, en Colombie, qu’ici.
Il s’agit d’un « rupicola
peruviana » davantage répandu en Equateur et au Pérou.
Comme on ne le distingue pas trop bien
sur notre photo, en voici une autre donnée par notre guide.
Ainsi se termine notre grand tour en
Colombie, avec une dernière nuit à Bogota.
C’était la dernière étape de notre grand
périple hivernal en zone tropicale !
Nous allons quitter ce beau pays sur un
joli sourire, bien représentatif de ce que nous avons vécu :
les gens sont vraiment adorables,
toujours prêts à nous rendre service.
Le contact est très facile (en espagnol
naturellement) et un mot caractérise la vie ici :
« TRANQUILO ».